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dimanche 19 avril 2020

Quel jour sommes-nous? Je suis... détempé, peut-être A... ou avec un peu d'apophénie, mais pas d'ultracrepidarianisme

Savez-vous encore quel jour nous sommes, quel mois ? 
Les repères tombent, les jours se suivent, savons-nous encore où nous allons?

Heureusement qu'il y a les fleurs:


Premiers coquelicots - 16 avril 2020 - Photo: lfdd

Premiers coquelicots - 16 avril 2020 - Photo: lfdd

Premiers coquelicots - 16 avril 2020 - Photo: lfdd



Et les bourgeons qui annoncent le printemps, l'été et l'automne.... 


Premiers bourgeons - 16 avril 2020 - Photo: lfdd

Et vienne l'hiver... pas encore, pas encore dans nos coeurs, parce qu'heureusement il y a les amis, les amours, et les livres....

Hier je lisais dans le dernier Journal de l'ami Albert Strickler "La Constellation du labyrinthe - Journal 2019" qui vient de paraître le texte du 18 mars 2019 dont je vous livre le début:

"18 mars

Une neige silencieuce m'a surpris à l'aube. Me laissant sourd et muet le merle!

C'est d'abord arrivé par intermittence, puis de plus en plus souvent, et voilà qu'à l'évidence cela se généralise. Quoi ? Le fait de ne plus savoir quel jour on est en me levant. Et ce matin, cette absence de repères temporels a duré si longtemps que j'ai eu peur pour ma mémoire. Peur qu'elle m'ait lâché pour de bon. Au point que j'ai joué à faire semblant de ne plus savoir le nom de la maladie qui serait en train de la dévorer comme un os devenu mou."

C'est effectivement très perturbant d'être confiné et que les jours se suivent et semblent vouloir se ressembler.... Et nous ne sommes pas les seuls à être perdus. J'ai noté de nombreuses fois où l'animateur à la radio se trompait d'heure, de jour ou de mois en l'annonçant de sa cuisine ou de son salon. Effectivement les jours se suivent, et le déplacement "autorisé par l’article 3 du décret du 23 mars 2020" donc pour des "achats de première nécessité" ou une "activité physique individuelle" se superpose jour après jour. Et, plutôt que de faire des jeux où l'on doit savoir combien on peut mettre de chats dans un pièce carrée, il vaudrait mieux se faire un tracé des trajets - que tous les opérateurs (téléphone, internet) stockent sur nous - sur un bout de papier que l'on brûlera quand cette période sera terminée, ou que l'on pourra exposer dans une galerie d'art post-apocalypse.
Un temps où surgissent des mots nouveaux, dont par exemple "ultracrepidarianisme" un mot qui qualifie beaucoup de gens, ces derniers temps qui savent tout - ou presque - sur le virus qui nous "isole" et sur tous les moyens de le combattre.
Le terme, pas si récent puisqu'il faut remonter à l'antiquité pour en trouver le premier usage:
À l’origine, ce terme est construit sur un fait rapporté par Pline l’Ancien où l’artiste grec Apelle répondait à un cordonnier qui critiquait l’une de ses toiles: sutor, ne supra crepidam (cordonnier, pas plus haut que la chaussure). Le mot supra a été remplacé par le préfixe ultra-.
L'ultracrepidarianisme est l'habitude qui consiste à donner des avis et des conseils sur des questions qui échappent pourtant aux connaissances de la personne émettrice des dits avis. C'est donc le comportement qui consiste à donner son avis sur des sujets sur lesquels on n’a pas de compétence démontrée1. Le terme ultracrepidarian a été utilisé pour la première fois en 1819 par l'essayiste William Hazlitt dans une lettre ouverte à William Gifford.

Et de citer quelques exemples d'ultracrepidarianisme:
James Dewey Watson, prix Nobel 1962 pour la co-découverte de la structure de l'ADN. Il fait des déclarations non fondées sur la génétique et l'intelligence2. Par exemple il explique en 2000 qu'il existe un lien entre exposition au soleil et libido et que cela explique la figure du "latin lover".
Kary Mullis, prix Nobel de chimie, nie le réchauffement climatique, réfute le lien de causalité entre VIH et SIDA et assume sa croyance en l'astrologie.
Claude Allègre, géochimiste français, réfute le réchauffement climatique même après l'obtention d'un consensus scientifique à ce sujet.


Ce qui est dit ensuite est assez drôle:
Les ultracrépidariens et l’effet Dunning-Kruger
Les ultracrépidariens se caractérisent généralement par un principe très élémentaire : moins ils en savent, plus ils croient en savoir. Cette relation répond à ce que l’on appelle l’effet Dunning-Kruger en psychologie.

L’effet Dunning-Kruger est un biais cognitif très commun qui fait que les personnes qui ont le moins de compétences cognitives et intellectuelles ont tendance (en moyenne, pas dans tous les cas) à surestimer leurs propres capacités.
Du point de vue de la psychologie sociale et à travers des études comme celles réalisées par les psychologues Marian Krak et Andreas Ortman, de l’université de Berlin, on nous rapporte la chose suivante. Dans un premier temps, les ultracrépidariens peuvent même réussir à atteindre des postes de pouvoir.
Certaines personnes, dans notre société, occupent des postes pour lesquels elles n’ont pas les compétences suffisantes. Cependant, cette auto-évaluation amplifiée, ajoutée à une attitude extravertie et résolue, peut leur permettre d’occuper des places que d’autres personnes plus aptes n’arrivent pas à obtenir.

Il ne faut pas sous-estimer les ultracrépidariens : leur effet peut être extrêmement nocif
Parfois, le comportement des ultracrépidariens peut être anecdotique. L’histoire de McArthur Wheeler, un homme qui a braqué une banque à Pittsburgh en 1990, est par exemple célèbre. Lorsque les policiers l’ont attrapé, il a été très surpris : il ne comprenait pas comment ils pouvaient le voir.

Il disait avoir appliqué du jus de citron sur son visage et son corps pour être invisible. Il est évident que le jeune Wheeler souffrait d’un trouble psychologique, mais la fermeté avec laquelle il défendait la relation entre le jus de citron et l’invisibilité a attiré l’attention des experts.

Apophénie

L'apophénie n'est pas un épiphénomène de cette tendance car:
En psychiatrie, une apophénie est une altération de la perception, qui conduit un individu à attribuer un sens particulier à des événements banals en établissant des rapports non motivés entre les choses. Tout lui paraît avoir été préparé pour lui: pour tester s'il remarque ces bizarreries, etc.
En psychologie jungienne, l'apophénie est à rapprocher de la notion de synchronicité, bien que Jung se contente de décrire le phénomène tel qu'il est vécu, sans se positionner clairement quant à l'idée que ce phénomène consiste en une distorsion de la perception ou s'il s'agit d'un contact particulier avec une authentique réalité métaphysique.

Bon, arrêtons nos délires et écoutons quelques chansons:

Pour commencer, la chanson de Marie MöörJe Veux

Je veux une armée rien qu'à moi
je veux Syracuse
je veux des harems des haras
le sourire des muses
je veux un grand palais de marbre rose
plein d'escaliers pour mes nuits blanches
je veux des jardins suspendus
au dessus du temps
où se rejoindraient les amants
fantômes et vivants
je veux un amour pur et sans défaut
mordre au citron de l'idéal
je veux retrouver mon étoile
puisque mon coeur...
je veux quelque chose de nouveau
je veux des robes une nouvelle peau
je veux repartir à zero
je veux des nuits
des nuits bleu Klein
je veux le début sans la fin
je veux le plus beau des fourreaux
une vie taillée à même la peau
dans du satin rouge


Je ne sais pas si vous reconnaissez ce qu'elle est devenue avec Christophe "Elle veut: La Man


Tout cela prouve que je fais un peu d'apophénie comme Monsieur Jourdain de la prose... Parce que, en cherchant dans mes archives des chansons "en attente" je retombe sur une note du 8 juillet 2018 (oui 2018) avec cette "découverte", la chanteuse Mary Möör qui a inspiré Christophe... "Il n'y a pas de hasard.... il n'y a que des rencontres..." 

Je vous offre encore deux autres chansons de Möör

Mary Möör - Pretty Day




Et Marie Möör avec Barney Wilen. Beau Masque





Portez vous bien!

Bon Dimanche

La Fleur du Dimanche

dimanche 8 octobre 2017

Les vacances de la Fleur - Philippe Lepeut: Iris bleu pluie et coquelicots rouges

La Fleur du Dimanche est en vacances et cède son espace à l'invité du jour: Philippe Lepeut qui nous offre des iris et un poème.

Iris - Photo: Philippe Lepeut
Son texte suit la photo de près:

Et bleuis
les prés de joie
coquelicots fragiles rougis
sans les chagrins demain
léger de son poids à tenir
avenir des nuages et motifs
des envies au ciel changeant
oiseaux de passages aux
frontières fracturées de l’être


Je lui offre - et à vous aussi - en prime un bout de texte d'une chanson: 

Te souviens-tu d'un jour de septembre
Où il avait tant plu
Les K-Ways rouges dans la Renault douze
On quittait Londres sans toi
Sister, sister, sister
C'était la rentrée des classes
On ne m'avait pas dit que je ne te verrais pas
Que tu allais rester là,
Que tu allais vivre là,
Passer toute cette année sans moi
Sister, sister, sister,
Sister these days came back to me


L'auteur de la chanson est Emily Loizeau et je vous offre en prime deux chansons qu'elle chante: Dis moi que tu ne pleures pas



Et Gigi L'Amoroso




Bon Dimanche

La Fleur du Dimanche

Rappel : La Fleur du Dimanche en vacances a comme invité(e)s les dimanches d'été:  
Dimanche 16 juillet 2017: Sylviane Lokay Joly.
Dimanche 23 juillet 2017: Dominique-Anne Offner
Dimanche 30 juillet 2017: Philippe Lutz
Dimanche  6 août 2017:    Jean Valéra
Dimanche 13 août 2017:    Dominique Haettel
Dimanche 20 août 2017:    Philippe Colignon
Dimanche 27 août 2017:    Anne-Sophie Tschiegg
Dimanche  3 septembre:    Yvonne Sprauel 
Dimanche 10 septembre:    Béatrice S.
Dimanche 17 septembre:    Monique Z.
Dimanche 24 septembre:    Cathy G.
Dimanche 1er octobre :    Méchery Miloud

dimanche 29 mai 2016

Au secours, les corbeaux sont de retour.... Les coquelicots aussi...

Les corbeaux sont des oiseaux farceurs, en plus d'être intelligent.
Il m'ont donné rendez-vous tout un long de la semaine, dans un hasard bizarre....

L'occasion pour moi de vous rendre la pareille. L'occasion aussi de vous alléger la lecture de ce billet du dimanche en le découpant en tranches moins indigestes (un lecteur m'ayant fait la remarque qu'il n'est pas arrivé au bout du billet - il ne doit pas être le seul!).
Je vous propose donc un feuilleton:
Le feuilleton du corbeau et du coquelicot.

Episode 1: un voyage mouvementé.


Corbeaux et coquelicots - Episode 1 - Photo: lfdd



Dimanche dernier, dans l'atelier de Sophie Bassot à Wilwisheim, parmi les nombreux artistes qu'elle accueille dans sa grange (voir mon billet du 20 mai 2016), sur le mur de "Serrànadas" de Samia Kachkachi (voir photo), je vois un petit corbeau que je lui achète, qu'elle m'emballe dans du papier de soie et que je mets dans la poche de ma veste. 
Et il s’est envolé (la preuve sur la photo)....

Je ne le trouvais plus, et l’ai cherché partout !
J’ai remué ciel et terre - j’ai même recontacté Sophie Bassot qui se protégeait de l’orage du soir. Je suis retourné à la voiture garée à 500 mètres pour voir où il avait "sauté"...
Et finalement, le farceur, il avait juste changé de poche. 
Il faut dire qu’il a capacité à se faire tout petit et le papier de soie ne lui a pas donné plus d’épaisseur.

En tout cas ,j'étais rassuré, également rassuré sur son caractère... de corbeau
Et content qu’il ait accepté d’être de nouveau avec moi. 
Le voilà:


Corbeau - Samia Kachkachi - Photo: lfdd

Mais l'histoire n'est pas terminée et je vais vous en conter la suite bientôt... revenez demain sur cette page et vous verrez

D'autant plus que les corbeaux, je les aime bien...
La preuve par l'image:
Parmi les corbeaux de la collection privé, celui de Anne Wicky, sur un "Taeffele"

Corbeau - Anne Wicky - Photo: lfdd


Et un livre de Fred, "L'histoire du corbac en basquet" à qui j'avais rendu hommage le 6 avril 2016 lors de sa disparition.

Je vous rappelle également les deux billets où je parlais de corbeaux le 21/02/2016:
Le Livre et la Rose sont des ondes fractales. Echo d'Eco et corbeau.
et le 28/02/2016:
Le corbeau croasse encore, et moi ?

Pour finir avec en TVA sur le corbeau, je vous offre les paroles et la chanson de Chloé Pelgag (une chanteuse canadienne) et son clip:





Klô Pelgag - Les Corbeaux

Au clair de la brume, j'ai pris ta photo 
Comme la nuit brûle ton ombre dans l'eau 
Offre-moi l'écume de ces jours au port 
Où les bateaux fument tes cendres au départ 

J'ai pris la pilule celle qui fait dormir 

Changé ma cellule en un point de mire 
D'où je vois les monstres lentement mourir 
Revenir au monde, les entends-tu dire ? 

La lune est pleine ! La lune est pleine ! La lune est pleine ! 

La lune est pleine, elle est remplie de corbeaux 
Et l'archipel ! et l'archipel ! et l'archipel découpé par mes ciseaux 

Le jour est noir comme la nuit, je m'oublie, je m'oublie 
Mange mon coeur et prie 
Pour que toutes les abeilles sentent mon sang qui gèle 
Changent ma mort en miel 

Moi, j'ai cherché le confort des années-lumière 

J'ai regardé la vie des autres mais à l'envers 
Et j'ai trouvé la pluie dans le désert: 
Me réveiller dans le ventre de la mer 

La lune est pleine ! La lune est pleine ! La lune est pleine ! 
La lune est pleine, elle est remplie de corbeaux 
Et l'archipel ! et l'archipel ! et l'archipel découpé par mes ciseaux 

Je vois la peine, je vois la peine 

Je vois la peine du secret dans le tombeau 
Je vois la peine, je vois la peine 
Je vois la peine dans les pores de ta peau


Pour ceux à qui cette est trop décalée des corbeaux habituels, je renvoie d'une part à Gaston Coué que vous pouvez non pas écouter, mais lire sur mon billet du 26 avril 2016.
Et je vous offre le "classique" des corbeaux par Marc Ogeret:




Le Chant Des Partisans:

Ami, entends-tu le vol noir des corbeaux sur nos plaines ? 
Ami, entends-tu les cris sourds du pays qu'on enchaîne ? 
Ohé, partisans, ouvriers et paysans, c'est l'alarme. 
Ce soir l'ennemi connaîtra le prix du sang et les larmes. 

Montez de la mine, descendez des collines, camarades ! 
Sortez de la paille les fusils, la mitraille, les grenades. 
Ohé, les tueurs à la balle et au couteau, tuez vite ! 
Ohé, saboteur, attention à ton fardeau : dynamite... 

C'est nous qui brisons les barreaux des prisons pour nos frères. 
La haine à nos trousses et la faim qui nous pousse, la misère. 
Il y a des pays où les gens au creux des lits font des rèves. 
Ici, nous, vois-tu, nous on marche et nous on tue, nous on crève... 

Ici chacun sait ce qu'il veut, ce qu'il fait quand il passe. 
Ami, si tu tombes un ami sort de l'ombre à ta place. 
Demain du sang noir sèchera au grand soleil sur les routes. 
Chantez, compagnons, dans la nuit la Liberté nous écoute... 

Ami, entends-tu ces cris sourds du pays qu'on enchaîne ? 
Ami, entends-tu le vol noir des corbeaux sur nos plaines ? 

Oh oh oh oh oh oh oh oh oh oh oh oh oh oh oh oh...


A Suivre...

Bon Dimanche

La Fleur du Dimanche

dimanche 22 mai 2016

Coquelicot fleuri ou fragile

Dans les champs, les coquelicots, ces "mauvaises herbes" fleurissent.
Je vais vous en offrir version "citadine":


Coquelicot - Photo: lfdd


Et également vous en montrer les deux aspects, plutôt gai avec Robert Desnos et plus critique avec John McCrae..

Le Coquelicot 

Le champ de blé met sa cocarde 
Coquelicot. 
Voici l'été, le temps me tarde
De voir l'arc-en-ciel refleurir. 
L'orage fuit, il va mourir, 
Nous irons te cueillir bientôt,
Coquelicot.

Robert Desnos


Coquelicots fanés - Photo: lfdd


Pour le poème de John McCrae "In Flanders fields" (Au champ d'honneur), c'est un poème de guerre que ce lieutenant-colonel canadien a écrit pendant la Première Guerre mondiale à l'occasion des funérailles d'un ami de l'auteur, tombé lors de la deuxième bataille d'Ypres. La bataille d'Ypres qui nous revoie à une autre bataille, celle d'Eylau dont nous allons parler très prochainement à propos d'Empire.

In Flanders Fields 

In Flanders fields the poppies grow
Between the crosses row on row,
That mark our place; and in the sky
The larks, still bravely singing, fly
Scarce heard amid the guns below.

We are the dead. Short days ago
We lived, felt dawn, saw sunset glow,
Loved and were loved and now we lie
In Flanders fields.

Take up our quarrel with the foe:
To you from failing hands we throw
The torch; be yours to hold it high.
If ye break faith with us who die
We shall not sleep, though poppies grow
In Flanders fields.

John McCrae

Au champ d'honneur, les coquelicots
Sont parsemés de lot en lot
Auprès des croix; et dans l'espace
Les alouettes devenues lasses
Mêlent leurs chants au sifflement
Des obusiers.
Nous sommes morts
Nous qui songions la veille encor'
À nos parents, à nos amis,
C'est nous qui reposons ici
Au champ d'honneur.
À vous jeunes désabusés
À vous de porter l'oriflamme
Et de garder au fond de l'âme
Le goût de vivre en liberté.
Acceptez le défi, sinon
Les coquelicots se faneront
Au champ d'honneur.


Ce poème me ramène aussi à Michael J. Sandel dont j'ai parlé récemment (le 1er mai) et qui, dans son livre qui vient de sortir dit: "La cupidité est un vice, une manière d'être condamnable, en particulier lorsqu'elle a pour effet de rendre insensible à la souffrance d'autrui."
Ce philosophe dit de son sujet: "Certaines personnes croient que la philosophie habite les hautes sphères célestes. Ma conviction est qu'elle est chez elle dans la cité. (...) On doit Pouvoir éprouver les questions qu'elle nous pose. Socrate concevait la philosophie de cette manière. Il marchait dans les rues d'Athènes et interrogeait des gens ordinaires. C'était une philosophie de dialogue, et non de la prédication ou de l'énonciation de principes immuables."


Coquelicots - Photo: lfdd

Pour terminer, je vous renvoie à la chanson du coquelicot connue que je vous avais proposée le 6 juillet 2014. En fait il y a deux versions de la chanson, la première de Mouloudji, l'autre, moins connue, est une interprétation de Leila Bekti dans le film de Philippe Claudel "Avant l'hiver". 
Je vous renvoie au billet sur le site parce que les chansons sont comme les fleurs, sur internet, elles se fanent ou disparaissent: les vidéos peuvent être retirées ou supprimées pour diverses raisons.
Une page qui n'a pas encore été retirée, c'est la page de La Fleur du Dimanche du 3 juillet 2011 qui a déjà été vue plus de 1200 fois. Merci à vous chers lecteurs, chères lectrices, de me suivre.

Et en parlant de fidèle lectrice, en voila une qui vient de m'offrir un autre bouquet de coquelicots de la campagne, c'est la version chantée par les Quat'Jeudis du poème de Desnos. Je vous l'offre volontiers:





Coquelicots - Photo: lfdd


Bon Dimanche

La Fleur du Dimanche 

lundi 16 mars 2015

Anna Atkins, première femme photographe? de fleurs !

Anna Atkins, née le 16 mars 1899 à Tonbridge (UK) - ce serait donc aujourd'hui son anniversaire - s'est beaucoup intéressé à la botanique et a fait des herbiers, qu'elle a légué au Victoria and Albert Museum.
Elle serait aussi la première femme photographe: elle a publié ses cyanotypes de plantes (ci-dessous un photogramme de coquelicot):


Coquelicot - Cyanotype Anna Atkins, (C) Victoria and Albert Museum


La Fleur du Dimanche ne pouvait que lui rendre hommage.

Bon Lundi

La Fleur du Dimanche

P.S. La Bibliothèque publique de New-York a mis en ligne les photographies d'Anna Atkins libre de droits ici :

http://digitalcollections.nypl.org/collections/photographs-of-british-algae-cyanotype-impressions#/?tab=about&scroll=3

dimanche 6 juillet 2014

Le myosotis, et puis la rose,... Mais pour aimer les coquelicots...

La fleur du Dimanche sent qu'un rythme estival est approprié à la saison (même s'il pleut aussi en été), mais...
Offrons d'abord les Fleurs du jour:


Rose verte - Photo téléphonée: lfdd


Une rose verte, cela ne vous rappelle rien? non ? 
Alors retournez voir le billet du 6 avril 2011 - qui a eu quelques visites grâce à la couleur de la rose...

Et pour inaugurer le cycle des chansons de l'été, voici une chanson de Mouloudji, dont les paroles ont été écrites en 1951 par Raymond Asso et la musique par sa femme Claude Valery, et qui lui a permis d'être connu. Elle a été enregistrée par Jacques Canetti et a été récompensée par le Grand Prix du Disque en 1953 et le Prix Charles Cros en 1952.

Coquelicots - Photo téléphonée: lfdd

Mais avant, un dernier TVA philosophique - une pensée du Dalaï-Lama: 
"Si ton problème a une solution, alors il ne faut pas t'inquiéter. Et si ton problème n'a pas de solution... alors t'inquiéter ne sert à rien." 

Et voici les paroles de la chanson:

"Le myosotis, et puis la rose,
Ce sont des fleurs qui disent quèqu' chose !
Mais pour aimer les coqu'licots
Et n'aimer qu' ça... faut être idiot !
T'as p' t'être raison ! seulement voilà :
Quand j' t'aurai dit, tu comprendras !
La première fois que je l'ai vue,
Elle dormait, à moitié nue
Dans la lumière de l'été
Au beau milieu d'un champ de blé.
Et sous le corsage blanc,
Là où battait son cœur,
Le soleil, gentiment,
Faisait vivre une fleur :
Comme un p'tit coqu'licot, mon âme !
Comme un p'tit coqu'licot.

C'est très curieux comme tes yeux brillent
En te rappelant la jolie fille !
Ils brillent si fort qu' c'est un peu trop
Pour expliquer... les coqu'licots !
T'as p' t'être raison ! seulement voilà
Quand je l'ai prise dans mes bras,
Elle m'a donné son beau sourire,
Et puis après, sans rien nous dire,
Dans la lumière de l'été
On s'est aimé ! ... on s'est aimé !
Et j'ai tant appuyé
Mes lèvres sur son cœur,
Qu'à la place du baiser
Y avait comme une fleur :
Comme un p'tit coqu'licot, mon âme !
Comme un p'tit coqu'licot.

Ça n'est rien d'autre qu'une aventure
Ta p'tite histoire, et je te jure
Qu'elle ne mérite pas un sanglot
Ni cette passion... des coqu'licots !
Attends la fin ! tu comprendras :
Un autre l'aimait qu'elle n'aimait pas !
Et le lendemain, quand j' lai revue,
Elle dormait, à moitié nue,
Dans la lumière de l'été
Au beau milieu du champ de blé.
Mais, sur le corsage blanc,
Juste à la place du cœur,
Y avait trois gouttes de sang
Qui faisaient comme une fleur :
Comme un p'tit coqu'licot, mon âme !
Un tout p'tit coqu'licot."

Voici la version de Mouloudji:

Mouloudji Comme un p'tit coquelicot

Et dans le dernier film de Philippe Claudel, "Avant l'hiver" Leila Bekhti chante cette chanson en générique de fin.... Il faut rester jusqu'au bout du générique pour comprendre, comme il est dit dans la Chanson: "Attends la fin ! tu comprendras"





Bon Dimanche 

La Fleur du Dimanche

dimanche 12 janvier 2014

Le corps irradie ses sentiments: Radiant Orchid ? la couleur de l'année, du bonheur ?

Les Chinois on leur animal de l'année. Le 31 janvier 2014 ce sera le cheval (de bois, cette année), symbole de liberté et de créativité, symbole de feu.

En Occident, nous avons maintenant notre "couleur de l'année". 2014 est placée sous le signe de "Radiant Orchid", en classification Pantone (la norme) 18-3224 TCX, une couleur qui, portée par les hommes et les femmes, par ses nuances rosées, devrait les faire rayonner et produire un effet de "bonne mine".

Pour la fleur du jour, qui rejoint cette couleur, je vous ai trouvé une construction fragile d'une artiste, Léa Barbazange, qui participait à l'exposition Regionale 14 à la FABRIKculture à Hegenheim. Cela m’attriste beaucoup, mais la personne que j'ai nommée artiste m'a demandé à ce que je retire mes photographies de son oeuvre de mon blog. Je ne vais pas à l'encontre de sa demande mais me pose la question de la "visibilité" des oeuvres d'art... et de sa motivation en terme de création d'ouevre d'art (pour qui ? pourquoi crée-t-elle ?).
Je vais donc faire de la publicité pour vos photos et la norme...




Il s'agit d'une des fleurs fétiches de la Fleur du Dimanche de papaveracae sur fil d'araignée.






La couleur de l'année nous amène à revenir sur la fleur citée, en l’occurrence l'orchidée, dont un fidèle lecteur est également un amateur passionné.
Il se trouve que l'orchidée a émergé très tôt dans les pages de la Fleur du Dimanche, en l'occurrence, l'orchidée sauvage, le 19 avril 2011, pour célébrer quelques anniversaires.

Je vous invite à en célébrer le culte et à en découvrir les dessous qui y étaient bien cachés dans le texte d'introduction...






Si vous faites une recherche avec les termes "film orchidée sauvage Mickey" vous arrivez sur le film éponyme en écran large.
http://www.ecranlarge.com/movie_video-view-8723-5512.php


Les autres apparitions d'orchidées montrent que l'envie d'orchidée est bien partagée et distribuée.


Elle nous vient Nelly, le 24 mars 2013, pour 
Petit ou grand proche ou lointain, maintenant et il y a 13,8 milliards d'années






Elle nous est offerte aussi par Cathy en hommage aux femmes, le 10 mars 2013, Dimanche, la femme reste au centre des (pré)occupations. Plus encore que le 8 mai..




Et elle resurgit le 2 juin 2013 dans une prière partagée: "Je veux du soleil et du soleil et du soleil....".











Le soleil qui lui aussi nous irradie de sa chaleur. A ce propos, pour en revenir au titre, des chercheurs finlandais ont découvert que le corps humain lui-aussi irradiait, en l'occurrence, il irradie les sentiments que nous ressentons. Et ils ont dressé une cartographie de ces sentiments en soumettant plus de 700 cobayes à une batterie de tests. Le résultat est à la fois surprenant, mais en y regardant de près, compréhensible et et logique.
Sans paroles inutiles, voici le tableau des résultats.





Vous constaterez que la peur serre le coeur, le dégoût noue la gorge, la tristesse et la dépression nous "refroidissent et que le bonheur et la joie irradient tout  le corps - il transpire le bonheur... Si vous souhaitez avoir plus d'information sur l'étude, passez par le site de la National Academy of Science des USA.

Tout ce que je peux encore vous souhaiter pour cette année, en plus d'avoir "bonne mine", c'est donc de transpirer de bonheur.... Vous économiserez du chauffage...


Bon dimanche

La Fleur du dimanche

P.S. Dimanche dernier, pour le calendrier de l'année, j'avais annoncé un nombre moyen de visiteurs - entre 15 et 30 par page par dimanche (en parallèle à la lecture du mail dominical par les abonnés). Je suis très heureux d'annoncer que sur la semaine, le post du "calendrier" a "explosé" ces habitudes et que 110 visiteurs ont lu la page de dimanche dernier jusqu'à cet instant (pas 111, mais cela ne saurait tarder).
Merci à vous lecteurs fidèles ou occasionnels...