vendredi 21 novembre 2014

ST-ART à Strasbourg, un bon départ pour la Foire d'Art Contemporain

Le départ-vernissage de ST-ART a été donné hier soir. La dix-neuvième édition de ST-ART, Foire Internationale d'Art Contemporain de Strasbourg a démarré en trombe pour le vernissage, le tout-Strasbourg (et même plus loin) s'est pressé dans les allées de l'exposition pour découvrir le travail des artistes et visiter les galeries et les espaces dédiées.

Si vous voulez un aperçu - pas complet mais avec un premier choix - des artistes et des galeries à ne pas louper, à priori, une première sélection se trouve sur le billet d'annonce de ST-ART de jeudi dernier.

et voici un complément - atmosphère du soir du vernissage..
Un espace et un travail à ne rater sous aucun prétexte, c'est la présentations des lauréats du Prix Théophile Schuler sur l'espace de la Société des Amis des Arts et des Musées de Strasbourg (jusque à côté de l'espace de l'Association de l'Art au-delà du Regard), qui présente entre autres la superbe installation qui lui a valu le prix (9 dessins et deux chars) de Saba Nikman, un superbe travail pour conjurer la guerre !

A l'autre bout, l'installation en chantier de Daniel Depoutot pour le Millénaire de la Cathédrale impressionne aussi par sa monumentalité. On attend avec impatience l'installation in situ dans la cathédrale de Strasbourg.

St-art - Daniel Depoutot - Horloge anstronomique
 

Le travail de Monsieur François Bonjour, dans ses collages, rappelle lui aussi la cathédrale de Strasbourg.


Monsieur Bonjour - St-Art

Et l'inspiration religieuse a touché Marc le Mené dont les photographies sont exposées sur l’espace "Carte Blanche" de Madeleine Millot-Durrenberger.






Autre travail photographique - à voir de près, celui de Joël Mons sur le stand de la Galerie belge AD:


St-Art - Joël Moens - Galerie AD

Pour prouvé que le point de vue est important, un instantané de la Galerie Artima et l'oeuvre de Kang Duc-Bong.



St-Art - Kang Duc-Bong 00:00:00:00 - Gelerie Artima

Autre ambiance de contemplation et autre point de vue, sur l'espace de la Galerie Leizorovici de Paris, une certaine quiétude dans l'approche des oeuvres:


St-Art - Galerie Leizorovici

Et pour finir avec un clin d'oeil la première visite de St-Art, une détail d'une édition - en relief - de table-relief de Daniel Spoerri, Weisse Rose - Rose Blanche, dans la galerie allemande F


St-Art - Daniel Spoerri - Weisse Rose - Galerie F

En vous souhaitant bonne visite..

Le Fleur du Dimanche

dimanche 16 novembre 2014

Ecrivain et lecteurs: qui veut quoi ?

Dimanche dernier, certain(e)s m'ont promis de revenir me lire aujourd'hui - je dis bien lire:
"Je te bise et te promets que je reviendrai te lire la semaine prochaine (si Dieu le veut)." 
D'autres attendent les fleurs - que je n'avais pas promises... D'ailleurs ce seront des "fleurs" un peu spéciales:


Fleurs blanches champignons - Photo: lfdd

Vu d'ici on voit mieux:


Fleurs blanches champignons - Photo: lfdd

Et concernant la lecture et l'écriture, je vous "offre" un poème, le seul qui ait été publié du vivant d'une artiste dont je vous laisse deviner le nom (certains l’auront reconnue...).

"Le succès semble le plus doux
A qui ne réussit jamais
Comprendre le nectar requiert
Le plus cruel besoin."

Cette poétesse, presque inconnue de son vivant est maintenant que l'on a publié de nombreux poèmes de sa main mondialement connue, et reconnue...

La question de l'écriture: "Pourquoi écrit-on ? Pour qui ?" peut aussi se lire dans la relation entre l'écrivain et son lecteur.
Deux exemples, le premier est le début de "Paludes" d'André Gide: 
"Avant d'expliquer aux autres mon livre, j'attends que d'autres me l'expliquent" 
Il rajoute: "Vouloir l'expliquer d'abord c'est en restreindre aussitôt le sens ; car si nous savons ce que nous voulions dire, nous ne savons pas si nous ne disions que cela. - On dit toujours plus que CELA."

D'un autre côté, Christa Wolf, écrivain allemand qui a aussi failli avoir le prix Nobel (mais ne l'a pas eu) dit dans son roman - ou plutôt journal d'un jour par an: "Mon nouveau Siècle. Un jour dans l'année" que: 
"L'âge venant.... il s’instaure une distance, une objectivité plus grande par rapport à soi-même. Le regard scrutateur et autocritique apprend à comparer, sans devenir pour autant plus clément, mais en se faisant plus juste peut-être. On voit combien l’universel est contenu dans le particulier intime, et l’on croit à la possibilité que le besoin du lecteur de juger et de condamner puisse être complété par la découverte de soi et, dans le meilleur des cas, par la perception de soi."


Et pour conclure en chanson, je vous en livre deux qui m'ont été soufflées par une fidèle lectrice que je remercie.

L'une est de l'ordre de la promesse. Que l'ai-je oublié celui-là ? Ce "Monument français" 
C'est Johnny qui partage son "Je te promet" avec des milliers de spectateurs:




Et la deuxième qui va bien avec la photo du jour, c'est le Duo de Fleurs de Lakmé "Sous le dôme épaisqui dit:

Lakmé
Viens, Mallika, les lianes en fleurs
Jettent déjà leur ombre
Sur le ruisseau sacré, qui coule calme et sombre,
Éveillé par le chant des oiseaux tapageurs !
Mallika
Oh ! maîtresse,
C'est l'heure où je te vois sourire,
L'heure bénie où je puis lire
Dans le coeur toujours fermé de Lakmé !

Je vous en propose trois versions, à vous de choisir - ou de les regarder toutes !

D'abord avec Anna Netrebko & Elina Garanca



Ensuite une version "historique" de 1976



Puis une version surprenant de part les interprètes:




Et pour finir une version "clip"



Bon Dimanche

La Fleur du Dimanche

jeudi 13 novembre 2014

ST-ART : Début dans 7 jours - parcours en étapes...

Plus qu'une semaine pour se préparer à une visite (ou plusieurs) de la Foire Internationale d'Art Contemporain de Strasbourg - ST-ART.

Si vous avez trouvé cette page mais que vous êtes en 2015, l'actualité de ST-ART se trouve ici:
http://lafleurdudimanche.blogspot.fr/2015/11/st-art-20eme-top-depart-dans-15-jours.html

Si vous êtes en 2015, alors c'est là:
http://lafleurdudimanche.blogspot.fr/2015/11/st-art-20eme-top-depart-dans-15-jours.html

Comme je vous l'annonçais la semaine dernière, en attendant, je vais vous livrer quelques tuyaux et infos pour vous permettre de profiter le mieux possible de votre visite parmi la centaine de galeries présentes pour ces 4 jours d'exposition.

Parmi les fondamentaux de cette 19ième édition, nous retrouvons bien sûr fidèles au poste, l'Association "L'Art au delà du Regard, le Centre Culturel Franco-Allemand et l'ESGAA pour l'exposition d'artistes verriers. Cette année, la "carte blanche" à un collectionneur verra une proposition originale de la collectionneuse de photographies strasbourgeoise - mais dont le fonds, par sa quantité et sa qualité (plus de 1250 photographies qu'elle ne se content pas de collectionner, elle les partage lors d'expositions - plus de 250 à ce jour) en fait une collectionneuse mondialement connue: Madeleine Millot-Durrenberger.
Sa proposition originale est bien dans son esprit de partage et d'interrogation du regard: intitulée "La Conversation", elle va exposer en regard de chaque photographie de sa collection une oeuvre d'art qui lui répond, que ce soit une peinture ou une sculpture (ou la reproduction en carte postale si l'oeuvre n'a pas eu la chance de faire le voyage à Strasbourg.


Carte blanche à Madeleine Millot-Durrenberger

Une autre initiative originale est l'espace "one man show" auquel se sont prêtés une vingtaine de galeries qui présentent le travail d'un artiste qu'ils défendent.
Pour les strasbourgeois(es) Chantal Bamberger, Fred Crozier, Bertrand Gillig et Yves Iffrig, ce sera l'occasion de voir sur leur stand respectivement le travail de Gérard Titus-Carmel (avant-dernière exposition de la galerie), Franck Fischer (dont Radial avait déjà montré le travail "Hommage à Denise René" à la rentrée - voir le post du 3 décembre), Laure André (dont nous avions pu l'exposition "nosographies en avril 2014) et David Scheer également exposé cet été à Strasbourg... 
Pour ceux qui n'auraient pas craqué à ce moment-là, l'occasion revient !


Galerie Bamberger - Gérard Titus-Carmel


Pour commencer un tour des galeries, voici quelques pistes (nous allons de A à ?)

Et pour commencer par la galerie AD de Montpellier - Stand B13 - qui expose, entre autres Hervé Di Rosa, Eric Liot, Bernard Pras et Philippe Pasqua.


Philippe Pasqua - Stella


La galerie des Artistes d'Alsace AIDA - Stand D59 - expose parmi ses membres Claude Lapointe, dont on connait bien le travail de dessin, moins peut-être la peinture.



Claude Lapointe - Soupçon

La Galerie Arnoux - Stand A19 - qui expose les abstraits des années 50 (Roger Bissière, Henri Goetz, Alfred Manessier, propose aussi une expo personnelle de Pierre Lemaire.


Pierre Lemaire - Nostalgie du blanc


Artemis-Gabel de Roquefort les Pins - Stand C48 - propose des oeuvres d'Arman, Peter Klasen, Jean Miotte et Théo Tobiasse..


Tobiasse - Venise pays des délices pour amants solitaires

La Galerie Art-New de Montpellier aligne quelques noms dont Arman, Ben, César, Niki de Saint Phalle, Keith Haraing, Damien Hirst, Masson, Pavlos, Ségui, Vasarelly, Geer Van Welde, Claude Viallat.. 


André Masson - Extase

La Galerie Audet, de Colmar sera traitée dans le billet des galeries régionales dont nous parlerons bientôt... A suivre...

Pour les B...  la Bear Galery -Stand B46 - revient en fidèle habituée et présente parmi ses choix, la "régionale" Marie-Pascale Engelmann à côté d'RNST ...


Bear Galery - RNST

La Galerie Bertéas/Les Tournesols de Saint Etienne présente, à côté d'Arman, Ben Combas, Jonone, Klasen, Pasqua, Ségui, quelques artistes de rue dont M. Chat, Miss Tic, Speedy Graphito, Psychoze, C215,..


Galerie Bertéas - C215

Pour sa première présence à ST-ART, la  strasbourgeoise BW Collection (Béatrice Wolf) - Stand C51 - présente Elisabeth Bijwaard, Werner Ewers et Martin Lamotte.


BW Collection - Martin Lamotte

La Strasbourgeoise d'adoption (ou s'est-elle éxilée ?) Dorota Bednarek s'offre un one (wo)man show avec unea galerie U.S. de Miami "CityLoftArt Gallery Miami: tout un programme !


Dorota Bednarek - The Pink Wawe

La galerie Collection Si Particulière, d'Epinal expose aussi, entre autres Philippe Pasqua et Peter Klasen....

La Galerie belge Christine Colon -Stand D10 - parmi ses artistes expose Roland Devolder et Peter Bond.


Peter Bond - ST-ART Strasbourg


Cortade Art de Montauban - Stand B23 - présente entre autres modernes Arman, Calos Boix, Robert Combas, Corneille, Tobiasse, Geer Van Velde et Sam Francis


Sam Francis - ST-ART Strasbourg

Cridart - Stand C66 - de Metz présente à côté de Betty Hanns, Eric Herrmann, Patrick Lorea et Harald Wolf le strasbourgeois Marc Felten.


Fock Sud -Stand C17 - de Sète propose une brochette d'artistes asiatiques.

La Galerie Elisabeth Couturier - Stand A31 - de Lyon, fidèle au poste, revient avec Aurélie Bauer, Pascal Berthoud, François Boisrond, Perrine Ferrat, Hélène Katz, Peter Klasen, Florence Martin, Nicolas Moreau, Cameron Rudd, Lucas Weinachter et le photographe strasbourgeois François Nussbaumer.


Nicolas Moreau - Le baptême du Christ - Galerie François Couturier


La Galerie Ergastule - Stand C34 - de Nancy présente ses dernières éditions avec ses nombreux artistes dont nous reparlerons, entre autres certains que l'
on connait aussi à Strasbourg: Yves Chaudouët, Jochen Gerner, Sébastien Gouju, Claire Hannick, Paul Souviron et Gretel Weyer.



Editions Ergastule :   Benoît Billotte, Jean-Jacques Dumont, Morgan Fortems, Joochen Gerner,
     Sébastien Gouju, Amandine Le Marec, Flavien Paget, Anne-Emilie Philippe, Gretel Weyer

Pour rester à Strasbourg et dans l'édition, la Galerie "L'Estampe" - Stand B25 - présente cette année une sélection d'oeuvres de Valerio Adami, Roger Dale, Erro, Christophe Hohler, Tony Soulié et Raymond E. Waydelich qui a fêté ses 50 ans de carrière..

Galerie L'Estampe - Valerio Adami -  Zermatt



Une nouveauté - Strasbourgeoise ou presque, Le Point Fort - Stand C57 - situé à l'Ancien Abri à Oberhausbergen présente une sélection de ses artistes à découvrir, dont Nicolas Nicolini et Mathias Schech dont nous vous proposons le pastel sur papier "El octavo de sus doce trabajos"


Le Point Fort - Nicolas Nicolini et Mathias Schech - El octavo de sus doce trabajos


La galerie Jean Gresset - stand A16 - de Besançon nous propose une sélection d'art brut et d'art concret, dont Aurélie Nemours, Ted Gordon, François Morellet, Pépé Vignes...


St-Art - Galerie Jean Gresset

La Galerie Yves Iffrig - Stand B23 - qui a aussi assuré la direction artistique de ST-ART,  présente des oeuvres de Lionel Petithory, Patrick Neu, Silvi Simon, Gretel Weyer et David Scher ,tous des artistes que nous avons vus à Strasbourg.. et que nous reverrons avec plaisir.



David Scher - Hand Truck

Et saluons aussi un ancien Strasbourgeois, Georges-Michel Kahn - Stand B30 - qui nous propose un stand "Noir/Blanc" avec son écurie d'artistes...


Jacques Bosser - Nawashi - Georges-Michel Kahn

Fidèle à St-Art, Geneviève Mathieu qui nous vient de Lyon avec Aurélie Nemours, Jacqueline Salmon, Vladimir Skoda,...


Vladimir Skoda - Miroir du temps - Genevieve Mathieu
Revenons à Strasbourg avec Radial Art Contemporain - Stand B21 -qui présente les artistes déjà exposés à Strasbourg, l'occasion de les revoir ici.


Franck Fischer - Vega-lep - Radial Art Contemporain

Restons à Strasbourg avec la Galerie Renddez-vous qui vous donne rendez-vous sur le Stand B52 avec un One Man Show de Diégo Pagin.


Diego Pagin - Soter - Rendez-vous

Et comme je ne vous avais pas mis la photo de la galerie Gillig qui fait son One Woman Show avec Laure André - et la boucle est bouclée  

Laure André - Gallerie B. Gillig


Bonne Visite ... A suivre

Bonne foire ST-ART

La Fleur du Dimanche

dimanche 9 novembre 2014

La promesse, ça promet ! Mais quoi, et quand ?

Dimanche dernier nous étions tournés vers le passé; mais le passé, c'est le passé, alors aujourd'hui, regardons vers le futur....  
Qui promet! 
En tout cas, dans un futur proche, au Mans, on nous promet trois jours d'échanges et de débats hautement prometteurs, tout cela organisés par "Le Monde" avec du beau monde..

Mais d'abord, place à la fleur:


Vendanges tardives - Photo: lfdd

Vous allez me dire que je vous ai promis une "fleur" et vous voyez une grappe de raisin desséchée... Vous n'avez pas tort. c'est bien une grappe de raisin... et en voici une autre:


Vendanges tardives - Photo: lfdd

Non, ce n'est pas une vengeance tardive, mais une promenade au soleil automnal qui a accroché un peu de lumière sur le paysage, et, à défaut d'avoir des fleurs à se mettre sous la dent, j'ai croqué des raisins et des feuilles, et même un quartier de lune:


Quartier de lune sur vignes - Photo: lfdd


Bon, venons en au fait, aux mots, au texte, à la Valeur Ajoutée:

La "Promesse", annoncée pour le Week-End prochain - du 14 au 1- novembre- au Mans avec des cinéastes (Les Dardenne et leur "Promesse" qui fut la promesse du succès, à 15 ans,  de Jérémie Régnier), des philosophes, des écrivains, des sociologues, des historiens, une femme rabbin (Delphine Horvilleur), un homme politique... 
On se pose tous la question de la promesse, qu'elle vienne de nous ou de l'autre, ami, amant ou homme politique...
Voilà ce qu'en dit Jean Birnbaum, l'organisateur du Forum:
"Non, la question de la promesse n’est pas d’abord celle de l’infidélité. Pour penser la promesse, il faut cesser de l’envisager à l’horizon du seul manquement, de l’inéluctable ­trahison, bref de la fausse ­promesse.
Car si cet engagement a une valeur, c’est comme décision d’affirmer notre responsabilité humaine, notre aptitude à répondre de la parole donnée. Cette parole est action : que je dise « je t’aimerai toujours », « en janvier j’aurai fait baisser le chômage » ou simplement « comptez sur moi pour être à l’heure demain », à l’instant même où je promets, je proclame non seulement l’incertitude de l’avenir mais surtout ma capacité à engager ce futur imprévisible, qui soudain ­dépend tout entier de moi.
Acte éthique par excellence, la promesse est donc la manifestation la plus puissante de notre volonté, le témoignage le plus exaltant de notre liberté. « La promesse est un acte impossible, mais c’est le seul digne de ce nom », résumait naguère Jacques Derrida (1930-2004)."


Vendanges tardives - Photo: lfdd


Et voici ce qu'en dit Jean-Luc Nancy qui en fera l'ouverture:
"Pouvons-nous, et surtout devons-nous, compter encore sur la promesse dans une humanité dont il faut bien admettre qu'elle excède démesurément tout sens et toute vérité? Faut-il nous laisser promettre des lendemains? Des Paradis? Faut-il au contraire renoncer à toute espèce de promesse? Ou devons-nous apprendre une promesse qui promette ici et maintenant, avant toute échéance, la possibilité d'un peu de sens et de vérité? Une promesse capable de valoir pour elle-même et non pour ce qu'elle ferait attendre?"

Il dit aussi:
"« Les enfants de la promesse » sont ceux que Paul distingue des « enfants de la chair » d’Abraham : ils sont engendrés par la parole qui promet, ou par la parole comprise en tant que promesse. Cette dernière consisterait donc en une parole qui engendre, qui d’elle-même porte des fruits. Il y a moins à attendre d’elle un résultat ou une production (comme on l’attend d’un engagement) que sa propre fructification. La promesse est la vérité de la parole et c’est en elle qu’elle est toujours tenue."

Vendanges tardives - Photo: lfdd

De son côté Véronique Ovaldé nous dit:
"J'aime les promesses non tenues;
J'aime les promesses d'enfant, à  la vie, à la mort, j'aime la procrastination, j'aime les promesses d'amour éternel, j'aime Antoine Doisnel qui échafaurde "On s'tire à la plage, on monte une affaire de bateaux", j'ime les promeses de fugues et les promesses d'éxil, j'aime la crédulité, et le champs des possibles, j'aime croire que je guérirai. J'aime les mensonges."

Marie Gil, elle, nous dit:
"La promesse est action de promettre, mais elle peut aussi être intransitive, se confondre avec l'espérance que portent en eux certains êtres."


Vendanges tardives - Photo: lfdd


Serge Audier, dans "Chose promise", nous dit:
"La promesse nous a inventés, ou sauvés,, elle a fortement contribué à faire de nous des membres d'un groupe, capable d'actions collectives, mais aussi des sujets responsables, de leur passé et de leur avenir, es personnes à travers le temps." 

Jean-Luc Marion nous exhorte à la promesse, impossible et indispensable: 
"Seule la promesse permet que le temps ne s’effondre pas dans le néant de l'instant pur."

Hanah Ahrend, déjà disait que la faculté de tenir des promesse:
"sert à disposer dans cet océan d'incertitude qu'est l'avenir par définition, des îlots de sécurité." 


Vendanges tardives - Photo: lfdd


Et pour conclure, la sagesse populaire nous dit:
"Il est bien pauvre, celui qui ne peut pas promettre."

Alors promettez !  (et pas Prométhée !).

Et comme tout finit par des chansons, voici la promesse en chanson, et là, vraiment,  "ça promet !":

"Ô vous mes compagnons, mes amis de jeunesse
Quelles que soient vos histoires, non n’oubliez jamais
Qu’un beau jour, nous avions fait ensemble une promesse.
S’il n’en reste qu’un, nous serons ce dernier."






Et une promesse très bien tenue (comme un Rock Voisine pas tout seul) :






Et comme la Fleur du Dimanche ne recule devant rien, même pas le fait que "La promesse n'est pas oubliée" par Kate Rayn, la voilà en deux version (française et allemande - texte recopié):

"Souviens-toi de nos ideaux 
Doux parfum du passe 
J'ai garde tous nos reves au chaud 
La Promesse n'est pas oublie 
La Promesse n'est pas oublie"






"Errinere dich an unsere principien
Schöne errinerungen
Ich habe sie alle für uns warm gehalten
Das Versprechen ist nicht vergessen worden
Das Versprechen ist nicht vergessen worden"



  

Bon délassement et bon Dimanche

La Fleur du Dimanche.

samedi 8 novembre 2014

Jazz d'Or le N° 29 est lancé

Chaque automne, le Jazz est fêté à Strasbourg: Jazz d'Or s'installe pendant 15 jours à Strasbourg, en Alsace et de l'autre côté du Rhin, à Offenburg, à la Reithalle qui accueille le festival comme chaque année depuis 12 ans - cette année avec Joe Lovano et le Dave Douglass Quintet le 14 novembre, puis, le 15 avec François Raulin, François Corneloup, Ramon Lopez et le Tomazs Stanko New York Quartet.

En Alsace, le festival voyagera de Wissembourg (Kemik Trio le 9) à Erstein (Michael Wollny en solo), en passant par Bischwiller ("Laisse venir - Dans le silon d'Alain Baschung"), Bischheim (Gaël Mevel), Schiltigheim (Charles Lloyd Quartet "Wild Man Dance"), Lingolsheim (Maggie Nicols, Denis Charolles, David Chevallier) et Illkirch-Graffenstaden ("Une petite histoire de l'Opéra" avec Géraldine Keller).

A Strasbourg, le CEAAC accueillera des concerts gratuits à 17h00 le 12: Anil Erasian Solo "Absorb", le 13 novembre Théo Ceccaldi Trio et le 14 et le 16: "Musique en Chantier, et payants le 8: Olivier Py, et le 16: Samuel Blaser, Benoit Delbecq, Gerry Hemingway "Fourth Landscape".

Concerts gratuits également à la Médiathèque Olympe de Gouge avec le Daniel Erdmann solo le 8 novembre et le Guillaume Roy Solo le 15.  

Pôle Sud, encore partie prenante du Festival accueille trois concerts: Emilie Lesbros, Darius Jones Quintet et Jozef Dumoulin and the Red Hill Orchestra le 11 novembre, l'ONJ Olivier Benoit "Europa/Berlin le 13 et Joëlle Léande/Vincent Curtois + Papanosh & Roy Nathanson & Fidel Fourneyron "Oh Yeh" le 18 novembre.

Ce sera la Cité de la Musique et de la Danse qui assure les premier pas de Jazz d'Or cette année avec l'ouverture (magnifique) avec le Tom Harrel Quartet, puis le 8 novembre: Emile Parisien Quartet et Thomas de Pourquery Supersonic Play Sun Ra et pour couronner le tout, le 9, Double Rainbow invite Michel Portal + "So Long Eric", un quintette rassemblé autour d'Alexander von Schlippenbach qui rend hommage à Eric Dolphy. 

Un merveilleux programme !

La soiré d'ouverture a vu le Quintet de Tom Harrel plein d'énergie: le saxophone ténor Wayne Escoffery bien dans le rythme de Tom Harrel, Danny Grisset déroulant ses gammes roulées au piano et aux claviers, l'énergique Jonathan Blake à la batterie et Ugonna Okewgo, magnifique contrebassiste ayant eu droit à un duo intime avec le maître.


Tom Harrel - Photo: Angela Harrel

Tom Harrel tout en énergie intérieure, l'infusant à ses partenaires pour un concert de presque deux heures - une occasion unique en France (la seule date du quintet), les spectateurs ont apprécié!

Et pour vous en partager un morceau, voici une vidéo d'il y a trois ans:




Et si vous voulez voir quelques extrait pour vous donner envie de voir d'autres concerts, voici:



Bon Festival

La Fleur du Dimanche


vendredi 7 novembre 2014

Gérard Haug, le noir définitif

Le mois dernier, j'avais fait la remarque que le "Noir" était définitivement associé à un grand artiste qui venait d'inaugurer son Musée à Rodez : Pierre Soulages.

Il est un autre artiste, tellement plus discret - trop discret, qui a également travaillé le noir et le brou de noix, ici en Alsace, et qui a eu une petite reconnaissance de la part du CEAAC (que je citais hier), c'est Gérard Haug, dont l'oeuvre est injustement méconnue.


Gérard Haug - No man's land


De mémoire, il a été exposé en 2010 au Palais Universitaire de Strasbourg dans le cadre de l'exposition de l'ombre à la Lumière, et au CEAAC cité, il y a plus longtemps - également à l'époque de la Galerie "Rouge et Noir" de Rémi Werlé.

Pour l'exposition au Palais Universitaire de Strasbourg, Nadine Lehni a écrit ce texte présentant son travail: "

GÉRARD HAUG (Né en 1925)
Gérard Haug qui commença à peindre au cours de l’immédiat après-guerre fait partie des précurseurs de l’art non figuratif en Alsace, puisqu’il adopta à la fin des années cinquante, une peinture résolument abstraite à laquelle il est encore aujourd’hui fidèle.
Par rapport à ses oeuvres anciennes où, à une certaine richesse chromatique répondait un travail en pleine pâte, les toiles actuelles de Gérard Haug sont d’une très grande sobriété.
Dans ces compositions apparemment monochromes, qui au premier abord semblent totalement et uniformément noires, ce sont de subtils changements de matière, du grenu au lisse, qui font naître les formes, grandes plages géométriques scandant, divisant, rythmant la
toile.
Changements de matière plus ou moins perceptibles suivant l’éclairage de l’oeuvre dont le sujet même semble être de ce fait les vibrations de la couleur sous l’effet des variations de la
lumière. Loin de tout expressionnisme, de toute recherche de délectation, de tout effet esthétisant, la peinture de Gérard Haug dit le maximum avec le minimum de moyens.
Sombre et mystérieuse, elle devient, par des combinaisons de plans rigoureux, une composition calme, stable, immobile."
Nadine Lehni


Gérard Haug - Anathema, 1981-1982 - Huile sur toile - 193 x 241 cm


Il est parti définitivement dans le noir...

Bon voyage

La Fleur du Dimanche 

jeudi 6 novembre 2014

Un chariot à 100 millions de $, oui, mais de Giacometti

Encore un record de prix de la sculpture la plus chère de l'année: C'est la sculpture d'Alberto Giacometti, "Le Chariot" qui vient de battre ce nouveau record à New York chez Sotheby's. elle a été vendue 100,87 millions de dollars (81,6 Millions d'Euros).



Selon les calculs, elle n'a pas détrônée l'ancien record qui reste celle de "l'Homme qui marche", vendu 74,2 millions d'Euros en huit minutes en 2010 à Londres (65 millions de livres). Selon les calculs, elle serait - cours du dollar ajusté à 1004,3 millions de dollars.




Verra-t-on à St-Art à Strasbourg (voir les images du chantier publiée le 3 novembre) une sculpture (ou un dessin) de Giacometti?
On le saura bientôt..

Par contre, une question: combien coûte la sculpture de Michel Déjean, "La caravane passe" installée par le CEAAC à l'entrée de Stutzheim?



Une entrée à St-Art offerte pour le gagnant !

La Fleur du Dimanche.