Affichage des articles dont le libellé est Gerhard Richter. Afficher tous les articles
Affichage des articles dont le libellé est Gerhard Richter. Afficher tous les articles

lundi 2 septembre 2019

Voyage estival en Art: Expositions en Allemagne


L'été a été une période de rencontres, comme je le disais dans mon billet de "fausse rentrée" du 25 août: rencontres avec des ami.e.s, connu.e.s ou inconnu.e.s et également des rencontres avec l'Art dans de multiples lieux - galeries, centres d'art, musées, fondations,... - en Alsace, Allemagne, Suisse, mais également un peu plus loin. Certaines expositions sont encore visibles - ne tardez pas si vous souhaitez voir ces oeuvres "en vrai", sinon, j'espère que les quelques images que je vais égrener au fur et à mesure des "excursions" vont vous donner envie d'aller voir les expositions suivantes.

Pour commencer, passons la frontière pour aller à Baden-Baden où pas moins de trois structures l'une à côté de l'autre nous proposent toujours des expositions de très bon niveau. Et ayons une pensée particulière pour Frieder Burda, le fondateur du Musée Burda qui nous a quitté le 14 juillet 2019. C'est d'ailleurs une date symbolique puisque l'exposition en cours "Ensemble - Centre Georges Pompidou - Museum Frieder Burda" présente la collection de ces deux Musées (Frieder Burda était le seul Allemand à faire partie de la comission d'acquisition du Centre Pompidou). Et ce 14 juillet, Fête Nationale française, le Musée proposait une entrée gratuite pour les couples franco-allemands.

Frieder Burda, fils d'industriel et de collectionneur a posé son acte fondateur de collectionneur en achetant en 1968 à Kassel une toile découpée de Lucio Fontana. Il a suivi et soutenu Gerhard Richter, Sigmar Polke, Max Baeckamn, Georg Baselitz et bien d'autres peintres allemands mais il a également dans sa collection des toiles tardives de Picasso et des artistes américains contemporains.
L'exposition en cours permet de confronter les collections dans l'Art en France et en Allemagne.
En voici un courte sélection, à commencer par une mise en abime d'une toile de Gerhard Richter et sa version par Jean-Olivier Hucleux avec le portrait du collectionneur.


Musée Frieder Burda - Ensemble: Gerhard Richter:  Party -Jean-Olivier Hucleux: Portät Frieder Burda - Photo: lfdd

Et quelques oeuvres de Jean-Michel Othoniel, Sigmar Polke, Gerhard Richter, Markus Lüpertz, Georg Baselitz et une composition photographique de Maurice Tabard.


Musée Frieder Burda - Ensemble: Jean-Michel Othoniel - Photo: lfdd

Musée Frieder Burda - Ensemble: Sigmar Polke - Cameleonardo da Willich - Photo: lfdd

Musée Frieder Burda - Ensemble: Sigmar Polke - Kinderspiel - Photo: lfdd

Musée Frieder Burda - Ensemble: Gerhard Richter - Chinon - Photo: lfdd

Musée Frieder Burda - Ensemble: Gerhard Richter - Chinon - Photo: lfdd

Musée Frieder Burda - Ensemble: Gerhard Richter - Chinon - Photo: lfdd

Musée Frieder Burda - Ensemble: Gerhard Richter - Chinon - Photo: lfdd


Musée Frieder Burda - Ensemble: Markus Lupertz - Execution - Georg Baselitz - Dresdner Frauen Giebe - Photo: lfdd


Musée Frieder Burda - Ensemble: Maurice Tabard - Composition - Photo: lfdd


Juste à côté du Musée Frieder Burda, il y a même un passage qui joint les deux bâtiment, à la Kunsthalle, vous pouvez actuellement voir l'exposition Nina Canell jusqu'au 20 octobre.

Si vous avez raté la précédente, "Psyche als Schauplatz des Politischen - La Psyché comme scène du Politique", c'est bien dommage, elle était "gratinée"...

En voici quelques vues:


Kunsthalle Baden-Baden - Psyche als Schauplatz des Politischen - Photo: lfdd

Kunsthalle Baden-Baden - Psyche als Schauplatz des Politischen - Photo: lfdd

Kunsthalle Baden-Baden - Psyche als Schauplatz des Politischen - Photo: lfdd


Le troisième musée, à Baden-Baden, le LA8, Musée des Sciences et des techniques  avu sa précédetne exposition s'achever (Schein oder Sein - Paraitre ou être) ddié à la représentation de la représentation de soi. Vous en aurez quelques images bientôt. La prochaine "Die Welt von Oben - der Traum vom Fliegen im 19en Jahrhundert" - Le Monde vu d'en haut - le rêve de voler au 19ème siècle démarera le 28 spetmebre 2019. Nous en parlerons.



Une autre exposition à ne pas rater en Allemange, c'est à Durbach, le Musée Hurrle expose sous le titre "Kunst Cosmos Oberrhein" jusqu'au 13 octobre un large panorama des artistes (plus d'une centaine vraimaent importants) ayant travaillé dans le Rhin Supérieur de part et d'autre du Rhin.
Une exposition majeure à ne pas rater.
Quelques images pour commencer:

Musee Hurrle - Daniel Depoutot - Photo: lfdd

Musee Hurrle - Dan Stephan - Eux trois - Photo: lfdd

Musee Hurrle - Gérard Haug - Petit conte pour enfant sage - Photo: lfdd


Musee Hurrle - Eva Schaeuble- Episode - Photo: lfdd

Musee Hurrle - Germain Roesz - Haleh Zahed - Photo: lfdd

Musee Hurrle - Daniel Schlier - Kopf mit Kuh - Kopf mit Schwein - Photo: lfdd

A suivre...

L'épisode 2 se trouve ici: "Epidode 2


La Fleur du Dimanche

mercredi 18 juillet 2012

Exposition Gerhard Richter à Paris: For-mi-dable

Je vous avais cité pour le TVA (Texte à Valeur Ajoutée) de dimanche dernier une phrase de lui. Cette phrase est en exergue de son exposition qui se tient actuellement au Centre Pompidou à Paris, après Londres et Berlin. Gerhard Richter est un grand artiste. S’il n’en fallait qu’une preuve, c’est celle-ci: en en sortant, derrière moi, un homme d’âge respectable prend son téléphone portable sur l’escalator et partage son enthousiasme immédiatement: «J’ai vu une exposition « For-mi-dable.»

Gerhard Richter - Centre Pompidou - Paris - Photo: lfdd

Ce que l’oeuvre de ce très grand artiste vivant – et au demeurant le plus coté d’Allemagne - a de formidable, c’est que ses oeuvres sont «reconnaissables» comme étant de lui, et en même temps, comme il le dit, sans style, ou plutôt avec une diversité de style que le parcours de l’expo à Beaubourg nous rappelle.
Nous commençons par ce qu’il estime le début de ses travaux - il a détruit les oeuvres antérieures - quand il arrive à Düsseldorf, fuyant l’Allemagne de l’Est – Dresden - et fondant avec Sigmar Polke, Blinky Palermo et Konrad Lueg le groupe du «réalisme capitaliste». Ses tableaux étant souvent des citations – extraits photo ou photos et textes – de médias dans une copie rigoureuse mais distanciée. Ou des « ponctions » de réalité photographiques – des nuages, la mer – qu’il a faites et qu’il transpose sur toile.



Ses vues aériennes de villes interrogeant les ravages de la guerre. 

Gerhard Richter - Centre George Pompidou - Annonciation d'après Titien - Photo:lfdd

Après une travail de relecture des maîtres classiques – même à partir de cartes postales - ou de Marcel Duchamp – un de ses maîtres avoués, il en arrive à une abstraction ordonnée avec ses « Nuanciers » et ses « compositions » plus lyriques, résultat de grattages, mélanges et autres manipulations de la peinture sur la toile.

Gerhard Richter - Centre George Pompidou -  Nuancier - Photo:lfdd

Il passe une période plus « sombre » où il expérimente le gris et le verre ou le miroir, incluant ainsi le spectateur dans l’oeuvre.
Une salle est consacrée à l’interprétation du paysage, avec, entre autres, la série de quatres paysages « Buhlerhöhe », paysages de Forêt-Noire près de Baden-Baden, propriété de Burda et qui avait fait l’objet d’une édition par le Musée de Baden-Baden.

Gerhard Richter - Centre George Pompidou -  Onkel Rudi - Photo:lfdd

Une salle est consacrée à ses portraits de proches. Historiques, comme sa tante (avec lui bébé sur les genoux) qui a été exterminée par les Nazis, et son oncle Rudi, en uniforme nazi… ou encore de toute intimité avec son épouse Sabine avec bébé. Et un autoportrait!

Gerhard Richter - Centre George Pompidou -  Morte Triptyque - Photo:lfdd

Les soubresauts de l’histoire contemporaine ne sont pas ignorés, le 11 septembre faisant l’objet d’un tableau en 2005, de même que la douloureuse histoire de la RAF (Rote Armee Fraktion – Fraction Armée Rouge) qui a vu le patron des patrons allemands Wolfgang Schleier enlevé puis exécuté – le corps ayant été retrouvé en Alsace - marque pour Gerhard Richter le retour à la peinture d’«Histoire» sous l’intitulé « 18 octobre 1977 ». Il y reproduit les épisodes de l’arrestation, l’emprisonnement, la mort et l’enterrement des membres du groupe révolutionnaire Bader-Meinhof.

Gerhard Richter - Centre George Pompidou -  Septembre - Photo:lfdd

Ses derniers travaux posent la question de la crédibilité de la peinture dans le monde d’aujourd’hui dont il dit: « Mettez un écran dans un musée et plus personne ne regarde les tableaux ». Lui reprend un ancien tableau de 1990, le numérise et le découpe en 8190 bandes successives et en expose l’image en très grand format.

Serait-ce la fin de la peinture ? 
A vous de juger en allant voir cette for-mi-dable exposition à Paris, au Centre Pompidou, jusqu’au 26 septembre, avec des nocturnes le jeudi jusqu’à 22 heures. Sinon l’expo est ouverte totue la semaine sauf le mardi de 10h00 à 21h00.

Bonne Expo.

La Fleur du Dimanche.