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dimanche 31 décembre 2017

2017-2018 : Quel but ? Quelles limites ?

31 décembre, c'est la fin d'une année et demain sera une autre année.
Nous aurons le temps de nous retourner, mais certain.e.s ont ont déjà donné leur sentiment sur l'année qui vient de passer. Nous y reviendrons peut-être, mais juste en pensée...
Alors, cap sur 2018 avec des fleurs et des TVA...


Etoiles de Nouvel An - Photo: lfddd

Comme premier texte, un extrait du journal de Charles Juliet "Gratitude - Journal IX 2004-2008" dont je viens de lire "L'Année de l'éveil", son roman autobiographique qui raconte sa bascule dans le monde des humains et dans l'écriture: 

"L'art doit être sans but et sans intention. Je ne me suis jamais imposé une discipline à propos de ce journal. C'est un besoin que j'avais, d'écrire comme cela, je n'ai jamais rien forcé, j'ai laissé les choses se faire. Même encore maintenant, je suis surpris qu'il y ait ces volumes-là."

Et puis:
"22 juillet 2004
Si je m'ouvre au tumulte du monde, prends à nouveau conscience des graves problèmes qui secouent notre société, et si à l'instant d'après je reviens à moi, à mon travail, je suis porté à remettre en cause, à considérer que les notes que je recueille dans ce Journal sont absolument dérisoires. C'est à chaque fois un moment difficile. Mais je réagis, m'efforce de ne pas retomber dans ce doute destructeur qui m'a si longtemps harcelé. Pour m'affermir, ne pas perdre courage, je me dis que je ne peux pas vivre hors de moi ni me couper de ce monde intérieur qui m'habite. Il détermine en grande partie ce que je suis, ce que je pense, et dans cette mesure, il me faut accepter les limites qu'il m'impose, donc de cesser de tenir pour rien ce que j'écris."


Etoiles de Nouvel An - Photo: lfddd

Pour finir en chanson, nous faisons le bilan de l'année avec OrelSan et disons: "Tout va bien" 




Avec Barbara, je vous dis à toutes et à tous: "Ma plus belle histoire d'amour c'est vous"




Et vous me répondrez avec Gérard Depardieu: "Dis quand reviendras-tu?"




Bon Dimanche, bon Réveillon, bon passage en 2018

La Fleur du Dimanche

dimanche 29 octobre 2017

Les Vacances: Lut(h)er - Prostester - Avoir vingt ans et devenir Vieux - avec un bouquet offert par Thomas Fehr

Les vacances ne se terminent jamais. Mais c'est déjà l'heure d'hiver et il faut penser rentrée, commémoration aussi. 
Cependant, il me reste un bouquet à vous offrir, sans TVA et chanson, de la part de Thomas Fehr. 


Bouquet - Photo : Thomas Fehr

Cela tombe bien, Thomas me fait penser à Martin Luther et me fait rebondir sur les célébrations des 500 ans de la Réforme. Je ne m'engagerai pas dans une discussion théologique, sur la réforme, ni sur le protestantisme, mais en guise de TVA, je ne ferai que deux parallèles: une citation de Luther et une de Geluck:

"Si on ne peut pas rire au paradis, je ne tiens pas à y aller"
Martin Luther

"S'il y a une autre vie après la mort, à quoi cela sert de mourir?"
Le Chat - Philippe Geluck


Et pour faire un peu plus sérieux, une deuxième citation de Martin Luther et une phrase du journal de Charles Juliet:

"Vous n'êtes pas seulement responsable de ce que vous dites, mais aussi de ce que vous ne dites pas."
Martin Luther

"Quand j'étais jeune, j'étais vieux, rongé par le travail qui s'opérait en moi, et vivre m'était une épreuve. Devenu vieux et dans le même temps jeune, je connais le bonheur de vivre, l'énergie abonde.


En guise d'illustration musicale, deux morceaux, le premier, qui parle des 20 ans: Hier Encore de Charles Aznavour, chanté par Nara Noïan:

"Hier encore, j'avais vingt ans, je caressais le temps
J'ai joué de la vie
Comme on joue de l'amour et je vivais la nuit
Sans compter sur mes jours qui fuyaient dans le temps
J'ai fait tant de projets qui sont restés en l'air
J'ai fondé tant d'espoirs qui se sont envolés
Que je reste perdu, ne sachant où aller
Les yeux cherchant le ciel, mais le cœur mis en terre
Hier encore, j'avais vingt ans, je gaspillais le temps
En croyant l'arrêter
Et pour le retenir, même le devancer
Je n'ai fait que courir et me suis essoufflé
Ignorant le passé, conjuguant au futur
Je précédais de moi toute conversation
Et donnais mon avis que je voulais le bon
Pour critiquer le monde avec désinvolture
Hier encore, j'avais vingt ans mais j'ai perdu mon temps
À faire des folies
Qui me laissent au fond rien de vraiment précis
Que quelques rides au front et la peur de l'ennui
Car mes amours sont mortes avant que d'exister
Mes amis sont partis et ne reviendront pas
Par ma faute j'ai fait le vide autour de moi
Et j'ai gâché ma vie et mes jeunes années
Du meilleur et do pire en jetant le meilleur
J'ai figé mes sourires et j'ai glacé mes pleurs
Où sont-ils à présent?
À présent
Mes vingt ans" 





Puis, pour rendre un hommage à un inventeur du Rock'n'1roll, qui nous a quitté cette semaine: Fats Domino avec Jambalaya:





Il avait 89 ans et en y rajoutant dix nous arrivons à 99, le nombre de ballons - 99 Luftballons que nous chante Nena en protestation contre la guerre.



Bon Dimanche de Vacances

La Fleur du Dimanche

Rappel : La Fleur du Dimanche en vacances a eu comme invité(e)s les dimanches d'été:  
Dimanche 16 juillet 2017: Sylviane Lokay Joly.
Dimanche 23 juillet 2017: Dominique-Anne Offner
Dimanche 30 juillet 2017: Philippe Lutz
Dimanche  6 août 2017:    Jean Valéra
Dimanche 13 août 2017:    Dominique Haettel
Dimanche 20 août 2017:    Philippe Colignon
Dimanche 27 août 2017:    Anne-Sophie Tschiegg
Dimanche  3 septembre:    Yvonne Sprauel 
Dimanche 10 septembre:    Béatrice S.
Dimanche 17 septembre:    Monique Z.
Dimanche 24 septembre:    Cathy G.
Dimanche 1er octobre:     Mécheri Miloud
Dimanche 7 octobre :      Philippe Lepeut
Dimanche 15 octobre:      Raymond Piela
Dimanche 22 octobre:      Jean-Daniel Berclaz

dimanche 10 mai 2015

Les Jardins Partagés, c'est juste Jules-Auguste

Les hirondelles annoncent le printemps - je vous les ai annoncées avant-hier -  et qui dit printemps, dit jardinage.
Et qui dit jardinage, en ville, dit jardin ouvrier ou jardin partagé. Mais le saviez-vous, que l'origine de ces jardins date de 1896 par fondation de la Ligue française du Coin de Terre et du Foyer, qui a donné la Fédération nationale des jardins familiaux et collectifs.
Et que c'est Jules-Auguste qui l'a créée...

Lilas en fleurs - Photo: lfdd

Vous le connaissez peut-être mieux sous l'intitulé Abbé Lemire, puisque cet homme du Nord (né le 23 avril 1853 à Vieux-Berquin et mort le 7 mars 1928 à Hazebrouck) devint prêtre puis député, également maire d'Hazebrouck. Il a milité contre la peine de mort, a réussi à imposer les 11 heures de travail quotidien (on travaillait plus !) et limiter le travail des femmes et des enfants.
Les jardins ouvriers, il les a fondés en partie pour « montrer le rôle essentiel et bienfaiteur que les jardins ont sur l’homme, tant sur le plan économique, hygiéniste et moral, en le détournant des fléaux sociaux et tout particulièrement de l’alcoolisme ».


Pommier en fleurs - Photo: lfdd

Pour les cent ans des Jardins Ouvriers, en 1996 une rose "Abbé Lemire" fut créée (au sujet du lilas*, voir en fin de billet une notule botanique).


Rose "Abbé Lemire"

Pour continuer à rendre hommage à Charles Juliet (voir avant-hier), en guise de TVA, je vous offre son poème: "il y a une marge"



il y a une marge 
entre ce que je suis 
et ce que je voudrais être

il y a une marge 
entre ce que j'écris 
et ce que je voudrais écrire

j'ai travaillé et je travaille 
avec ténacité à réduire 
ces marges qui n'en font qu'une

Et au lieu d'un poème ou d'une vidéo sur les Jardins ouvriers, je vous offre le texte d'une chanson (à vous d'en trouver l'auteur - et l'interprète)...

"Les jardins ouvriers
S'échangeaient branche à branche
Des oiseaux le dimanche,
Les maisons se parlaient.
Ça sentait le bébé,
Les dragées, les baptêmes,
L'amour, les chrysanthèmes,
Le propre et les abbés.
Des illusions, ils en avaient
Plein leurs armoires, plein leurs greniers
Qu'ils transmettaient par testament
À leurs enfants.
Ça s'envolait comme un ballon,
C'était sucré comme un bonbon,
C'était pas vrai, mais c'était bon,
Les illusions.

Les jardins ouvriers
C'était de la verdure,
Un zeste de nature
Où le soleil brillait.
Elle qui reprisait,
Lui, qui fumait sa pipe,
Ça faisait des équipes
Le coeur qui se taisait
Mais, les illusions,
Ils les dansaient sous les lampions,
Sur les pavés, dans la mitraille
Des trilles des accordéons,
Les émois, les premiers frissons,
Les fleurs mortes et les papillons,
Ficelés dans les boîtes en carton
Vos illusions.

Les jardins ouvriers
S'échangeaient branche à branche,
Des oiseaux le dimanche,
Mais... les maisons parlaient
Quand tu aimais les jeux
De Rimbaud, de Verlaine,
Par derrière les persiennes,
On te montrait des yeux.
Les illusions, c'était au fond
Un parfum qui sentait pas bon
Comme ces fleurs qui poussent
Au milieu des chardons.
Les rumeurs battaient aux balcons
Comme le vent et les chansons,
Ça rend heureux, mais ça rend con:
Les illusions."


Pour finir en chanson dans les jardins, trois chanteurs qui chantent les jardins.

Moustaki qui chante qu' "Il y avait un jardin"




Dutronc avec "Le petit jardin


et Henri Salvador avec le "Jardin d'hiver"




Et si vous intéressez à l'Abbé Lemire, un film des archives de l'INA vous le montre avec Raymond Poincaré ici:
http://www.ina.fr/video/CPB7805383508

Bon Dimanche

La Fleur du Dimanche

* en ce qui concerne le lilas - que j'ai largement décrit en photo et en chansons le 24 avril, sachez que c'est une fleur arrivée de la cour du sultan de Constantinople, Soliman le Magnifique, en France à la cour de François 1er, via la cour d'Autriche, que son nom signifie mauve (sa couleur d'origine) en perse et qu'il est de la famille des Oleaceae et dont les fleurs sont tétramères - c'est-à-dire qu'elles ont toutes 4 sépales (soudées) et en général 4 pétales. Leurs fruits par contre sont très variés puisque dans la famille, vous l'aurez deviné il y a les oliviers, mais aussi les frênes, les jasmins, les forsythias et les troènes... 
n langage des fleurs il symbolise l'amour naissant alors qu'en Angleterre il est plutôt lié au deuil...
Et ne ratez pas le bouquet de chansons: suivre les liens sur la page du 24 avril 2011 : Le lilas poinçonné pour Eulalie.

dimanche 9 février 2014

Pavot - ou paroles - d'hiver et l'Arbre et son éranthe

Les arbres nous suivent, les fleurs aussi bien sûr.

Dimanche dernier, alors que je venais d'apprendre - grâce à Béatrice - le nom des fleurs jaunes du Jardin Botanique de Strasbourg, une ballade à Baden-Baden nous remet en face de ces éranthes, ou Hélléborines, ou Aconits d'hiver que je ne pensais pas si mobile. Les arbres non plus...


Eranthe - Photo: lfdd


Avec la viorne d'hiver, l’hellébore et le jasmin d'hiver et bien sûr le mimosa, ce sont les quelques fleurs que l'on peut voir en hiver. Mais quelle surprise de voir également de perce-neige et les premiers crocus du parc....


Perce-neige - Photo: lfdd


Il est vrai que ces crocus sont courageux - l'année dernière nous les avons débusqués le 7 avril!


Crocus - Photo: lfdd


Et là, ils semblent être un peu frigorifiés et se serrent comme de petits soldats.


Crocus - Photo: lfdd


Mais ils ne savent pas le bonheur qu'ils ont, comparé au pavot arctique -Papaver radicatum - qui pousse sur l'île la plus septentrionale du Groenland Kaffeklubben. Ce dernier attend le soleil pendant six mois et ne doit pas avoir très chaud, même si la banquise fond... - y verra-t-on des orchidées bientôt?


Pavot arctique - Photo: Denis Bruneau - 1989 - CCDMD - Le Monde en Images


Il suffit de rêver - ou de chercher... Chercher, ou plutôt, c'est ce que conseille Charles Juliet dont le dernier livre - le journal 1997-2003 dont le titre est "Apaisement" vient de paraître. Je vous offre en guise de TVA deux textes, l'un paru dans "Accueil", le suivant dans son précédent journal (Tome VI) - "Lumière d'Automne".


"Un jour, alors qu’on n'avait plus d’espoir de la trouver, la source est là, au bout du sentier. La voix parle clair. La semi-obscurité a fait place au jour. L’être sait de toute certitude qu’il a vaincu la peur. Qu’il n’a plus à chercher."

"Quand une oeuvre nous touche au vif, un dialogue s'instaure au plus secret de nous-même, entre l'auteur et nous. Il devient un ami comme nous n'en aurons jamais. Il va imprimer sa marque sur notre sensibilité, sur notre pensée, nous accompagner parfois à chaque instant de notre vie. Des mots nous pénètrent, nous font découvrir en nous des recoins inconnus, remuent des émotions enfouies, aiguisent le meilleur de nous-même.

Et voici l'homme et sa parole:






Pour terminer en clin d'oeil, à Raymond qui a retrouvé une chanson des Enfants Terribles dont le chanteur-auteur-compositeur, Alain Féral, nous a quitté le 24 décembre dernier.

Allez, un moment de Nostalgie...

Les Enfants Terribles - Quand mon arbre
Paroles et musique Alain Féral

"Quand mon arbre n'aura plus l'air
Qu'il faut aux arbres pour avoir l'air
D'un arbre vert
Quand mon arbre n'aura plus d'aile
Pour s'être mis de quelques feuilles
En peine de deuil
Quand mon arbre n'aura plus l'air d'un arbre
Et déjà plus l'air d'un air
J'écrirai ma chanson d'hiver"


Bon Dimanche

La Fleur du Dimanche