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vendredi 6 janvier 2023

Par autan de François Tanguy: un théâtre (é)mouvant, toutes voiles hissées

 Le théâtre de François Tanguy est mouvant à tous les sens du terme. Celles et ceux qui le connaissent déjà* ont remarqué que jamais il n'est comparable, il avance et évolue. D'un théâtre fait de déplacements de comédiens et surtout des éléments de son décor, avec très peu de paroles (compréhensibles), il a muté en un théâtre qui fait émerger le texte sur lequel il s'appuie, se fonde. Et pour cette dernière pièce, Par autan, il fait laisse une place plus importante à la musique et au chant. Ne serait-ce que par l'arrivée d'un pianiste, Samuel Boré, dont la musique se marie, se fond avec la bande son enregistrée. Mais la parole est aussi musique...


Par autan - François Tanguy - Théâtre du Radeau - Jean-Pierre Estournet

Notons le clin d'oeil surprenant et humoristique du faux "play-back" d'une pièce au piano joué par un vieil instrument à cordes dans un des premiers tableaux. Egalement l'arrivée du chant avec la chanson de Mendelssohn "Abschiedslied der Zugvögel " - Chant d'adieu des oiseaux migrateurs", ode à la fin de l'été:

Hin ist die schöne Sommerzeit
Und nach der Freud kam das Leid
Le bel été est parti
Et après la joie vint le chagrin

Ou encore la chanson d'amour dans l'extrait de la pièce d'Anton Tchekhov "La Noce": "je vous aimais, l'amour encore, peut-être...". 


Par autan - François Tanguy - Théâtre du Radeau - Jean-Pierre Estournet


Pour celles et ceux qui ne connaissent pas son travail, il faut dire que son théâtre est infusé de textes d'auteurs qui le nourrissent, comme, souvent, Robert Walser, mais aussi Shakespeare, Kafka, Tchekhov, Dostoievski et un texte philosphique de Soren Kierkegaard sur l'individu et le général qui donne une scène hilarante de nonsense surréaliste.

Et donc, pour apprécier son théâtre, il faut à la fois emmener ses outils et se laisser porter par le mouvement de la pièce, des comédiens, du décor, de la musique, de la bande son et du texte, comme cet extrait de Robert Walser parlant de la "scène" d'un glacier:

"Applaudissez fort, même si vous avez failli ne pas aimer. Qu'avez-vous fait de votre alpenstock? Laissé à la maison? La prochaine fois il faudra penser à votre équipement sportif avant de venir à la Montagne, on ne sait jamais. Mieux vaut prévoir."


Par autan - François Tanguy - Théâtre du Radeau - Jean-Pierre Estournet


Au théâtre, surtout celui de François Tanguy, il faut prévoir aussi, se préparer, en aiguisant son esprit et ses sens, être dans un état de réception ou un abandon général et généreux:

"C'est comme si le va-et-vient entre le général et le particulier se déroulait sur une vraie scène de théâtre, alors que la vie en général serait inscrite sur le décor du fond." (Kafka - Journal)

Ce "général" prononcé quelquefois "Guénéral" d'une manière martiale, (magnifique Erik Gereknr en chef de guerre chancelant et tremblotant) nous renvoie aussi à la guerre, parce qu'il n'y a pas que l'amour et les fleurs dans cette pièce, il y a aussi des combats, des épées et des meurtres (sans perdre l'humour):

"- Eh bien, je le poignarde pendant qu'il dort?

- Non: il dira que ça été fait lâchement, quand il se réveillera.

- Mais il ne se réveillera plus jamais, jusqu'au grand jour du Jugement dernier." (Shakespeare - Richard III)


Par autan - François Tanguy - Théâtre du Radeau - Jean-Pierre Estournet


Constamment, la pièce joue sur la perception, l'attention, l'écoute, l'éveil, le sous-texte. Car le texte n'est pas forcément entendu, il s'agit aussi dans ce théâtre d'atmosphère, de météo, de souffle, de brise qui va se renforcrer et devenir bourrasque, de temps qui se ralentit et soudain s'accélère et soulève les voiles, les drisses, fait voler les parapluies. Et ce théâtre s'interroge sur le temps:

"En quels temps sommes-nous donc, qui voit des artistes jetés aux lions, à côté d'une chaîne qui cliquette, devant une épée qui soupire, en compagnie de gens qui ont l'idée saugrenue d'habiter dans des caisses en fer?" (Tableau vivant - Robert Walser).


Par autan - François Tanguy - Théâtre du Radeau - Jean-Pierre Estournet


Ces textes glanés et intégrés se succèdent dans une mouvance de tableaux vivants - singulièrement incarnés par des comédiens magnifiques: Anaïs Muller dont la voix magnifique a su trouver le souffle juste, Laurence Chable, l'âme et la fondatrice du Théâtre du Radeau, Martine Dupé qui est à l'unisson de son rôle entre la troupe et la salle, "au seuil", Frode Bjornstad magistral, de toutes les aventures, Erik Gerken, figure de clown donquichotesque et Vincent Joly transformiste et  ses multiples postiches. Ils nous transportent dans une ballade météorologique où nous ne perdons le sens du temps:

"Mais où est le soleil? Eh, c'est que l'ensoleillement finit par vous faire oublier la présence du soleil." (Tableau vivant - Robert Walser)


Par autan - François Tanguy - Théâtre du Radeau - Jean-Pierre Estournet


Pour finir soudain dans l'éblouissement de la nuit:

"Brusquement la lune, de son immense hauteur, tombe dans la cour, aux pieds de la femme [...] Mais la lune se fragmente et se dilue en un vaste manteau..." (Tableau vivant - Robert Walser) 

Et nous songeons à la scène d'ouverture où il nous a semblé voir un fantôme , assis derrière le décor, immobile.... et nous repensons à François Tanguy qui nous a emmené dans son beau voyage.


La Fleur du Dimanche


Ne ratez pas dans l'espace d'entrée de la Salle Grüber l'exposition des dessins et écrits de François Tanguy, magnifiques traces de son processus de création.

*Et nous nous souvenons des derniers voyages avec François Tanguy et la troupe du Théâtre du Radeau au TNS

Passim en 2015

Soubresaut en 2018

Item en 2020

 

Par autan

Au TNS du 6 au 14 janvier 2023


Autres dates: 

L’Archipel – Scène nationale de Perpignan
Les 25 et 26 janvier 2023

Comédie de Caen – CDN
Les 2 et 3 février 2023
fa
Centre Dramatique National de Besançon
Les 8 et 9 mars 2023


Spectacle du Théâtre du Radeau
Mise en scène et scénographie François Tanguy
Avec
Frode Bjørnstad
Samuel Boré
Laurence Chable
Martine Dupé
Erik Gerken
Vincent Joly
Anaïs Muller
Élaboration sonore Éric Goudard, François Tanguy
Lumière François Fauvel, Typhaine Steiner, François Tanguy
Couture Odile Crétault

Production et diffusion Geneviève de Vroeg Bussière
Coproduction Théâtre du Radeau – Le Mans, Théâtre des 13 Vents – CDN de Montpellier, La Comédie de Caen – CDN, Festival d’Automne à Paris, Les Quinconces et L’Espal –
Scène nationale du Mans, L’Archipel – Scène nationale de Perpignan, Théâtre National de Bretagne, T2G – Théâtre de Gennevilliers – Centre dramatique national
Avec la participation artistique du Jeune Théâtre National
Spectacle crée le 17 mai 2022 au Théâtre des 13 Vents – CDN de Montpellier.

mercredi 8 janvier 2020

Item au TNS: La tectonique des textes et du théâtre

François Tanguy et sa troupe du Théâtre du Radeau aiment bien nous enmmener en ... voyage. 
Un voyage au long cours, emporté par le texte, les images, les lumières, le décor changeant et la musique.



Item - Théâtre du Radeau - François Tanguy - TNS - Photo: Jean-Pierre Estournet


Nous emmener ailleurs.... au théâtre, au sens premier du terme, un peu comme le dit un comédien, citant Dostoïevski dans Item:
"Vous savez que, si je suis venu ici, c'est pour regarder les arbres? [....] j'ai passé tellement de temps à regarder, par cette fenêtre, et tellement réfléchi... sur tout le monde, que... Les morts n'ont pas d'âge, vous savez... [...] ..eh bien tout ça, il faut que tu leur dises... essaie, dis-leur: Tiens cette beauté"
Eh bien, la beauté de cette pièce, Item, sa dernière production, elle est comme cela, indéfinissable, mouvante, étrange.


Item - Théâtre du Radeau - François Tanguy - TNS - Photo: Jean-Pierre Estournet


Elle bouge, comme toutes les pièces du Théâtre du Radeau, le décor lui-même en premier.
On s'y attend et quand il bouge on est surpris. Parce que même si on voit les comédiens eux-même ouvrir cet espace et lui donner de la profondeur, des points de fuite variables, des prespectives nouvelles - comme à ces images, ces tableaux qui défilent et tournent, ou dont on ne fait que parler en sollicitant notre imagination (le portrait de la dernière minute d'un condamné à mort) ou dont on ne parle que par ricochet (le tableau vu par Dostoïevski à Bâle) - on se retrouve dans des espaces inconnus ou mystérieux. Et les comédiens les habitent et y surgissent lentement ou curieusement pour redisparaître et resurgir ailleurs, engloutis par les trous noirs et créant l'espace. Tout comme ils créent une narration imaginaire avec ces textes, tout autant puzzle que le décor.



Item - Théâtre du Radeau - François Tanguy - TNS - Photo: Jean-Pierre Estournet


Pour les pièces précédentes, par exemple Passim en 2015, il empruntait à Paul Célan, ou Soubressaut en 2018 avec, entre autres, Valéry, Weiss, Walser ou Courteline. Pour Item, nous retrouvons Robert Walser et ses textes "habités" qui jouent sur le souvenir, "les Lombards" ou les Niebelungen ou sur des repas fantastiques et nous amènent via des dédales au Labyrinthe et à Ovide. Mais le corpus central tourne autour de Dostoïevsky et de sa douce folie souterraine de l'Idiot pour s'achever avec Goethe et la folie de son Faust:

"Die Sonne tönt nach alter Weise
In Brudersphären Wettgesang
Und ihre vorgeschriebene Reise
vollendet sie mit Donnergang
....

Le soleil sur un air ancien 
Sonne dans le choeur alterné des sphères jumelles
Et accomplit d'un pas tonnat
Le périple qui lui est prescrit
..."


Item - Théâtre du Radeau - François Tanguy - TNS - Photo: Jean-Pierre Estournet

Ce périple nous le faisons également avec la troupe, qui nous guide à travers cet univers, peuplé de personnages en costumes changeants, intrigants et magiques, sur la pointe des pieds, pour ne pas briser le rêve ou tomber dans un trou noir de l'univers, soutenu également par le montage des extraits musicaux qui contribuent pleinement à cette atmosphère de voyage intersidéral bricolé tout en restant sur terre, et que l'on peut également voir comme un voyage intérieur.

L'objectif (Lune?) est atteint, tel que le formulait la comédienne Laurence Chable dans le programme du TNS avec l'interview par Fanny Mentré en avril 2019 avant le début du travail sur le spectacle:
"Nous cherchons quelque chose de l’ordre d’une rencontre qui se meut et ne cesse de se mouvoir, c’est-à-dire autant pendant le temps de cette rencontre que durant la suite − si suite il y a − d’un imaginaire intime. Comment faire pour qu’une rencontre ait lieu − une rencontre qui déjouerait les codes, les statuts, les catégories et les certitudes de la perception?"


Item - Théâtre du Radeau - François Tanguy - TNS - Photo: Jean-Pierre Estournet

Objectif que François Tanguy lui-même avait déjà noté et qu'elle cite texto:
« Se concentrer sur la perception comme une lutte très concrète entre la perception et l’opinion, comme politique au sens le plus simple. Politique comme l’ensemble des rapports qui rendent possible la communauté, dans le sens où celle-ci rassemble une multitude de singularités qui se font et se défont, et font se refaire le lien qui rassemble. Mouvement de l’altérité, constant.
Partager, par tous les moyens, ce qui se passe, passé du présent-là qui n’est rien d’autre que l’action, non vers le futur, mais vers un devenir ou l’advenir.
La mémoire: collection de choses passées ou prisme par lequel le vivant se reconstitue en advenant à lui-même, dont il est le contemporain d’une manière ou d’une autre.
[…] Ne pas poser sa marque mais ouvrir le champ. 
À quoi ça sert? Pas plus à rien qu’à quelque chose, seulement à préserver, à ne pas détruire le champ du possible, même quand il est conflictuel.
Pourquoi chacun de nous ne s’accorderait pas cette liberté de ranimer la question? »

Bon spectacle

La Fleur du Dimanche

Item


Au TNS - Théâtre National de Strasbourg
Du 8 au 16 janvier
Le Mans
Du 5 au 23 novembre 2019 à la Fonderie
Gennevilliers
Du 5 au 16 décembre 2019 au T2G − Théâtre de Gennevilliers, Centre dramatique national
Grenoble
Du 11 au 15 février 2020 à la MC2: − Maison de la Culture − Scène nationale
Besançon
Les 11 et 12 mars 2020 au Centre dramatique national
Toulouse
Du 10 au 13 juin 2020 au Théâtre
Garonne − Scène européenne

Un spectacle du Théâtre du Radeau
Mise en scène et scénographie François Tanguy
Avec Frode Bjørnstad, Laurence Chable, Martine Dupé, Erik Gerken, Vincent Joly
Son Éric Goudard, François Tanguy
Lumière François Fauvel, Julienne Havlicek Rochereau, François Tanguy
Construction Pascal Bence, Frode Bjørnstad, François Fauvel, Jean Guillet, Julienne Havlicek Rochereau, Vincent Joly, Jimmy Péchard, François Tanguy

Production Théâtre du Radeau, Le Mans
Coproduction MC2: Grenoble, T2G – Théâtre de Gennevilliers, Festival d’Automne à Paris, Théâtre National de Strasbourg, Centre dramatique national de Besançon Franche-Comté, Les Quinconces – L’Espal – Scène nationale du Mans

Le Théâtre du Radeau est subventionné par l’État, Direction régionale des affaires culturelles (DRAC) des Pays de la Loire, la Région des Pays de la Loire, le Conseil départemental de la Sarthe
Avec le soutien du Théâtre Garonne – Scène européenne

Création le 5 novembre 2019 à la Fonderie, en coréalisation avec Les Quinconces – L’Espal – Scène nationale du Mans

mercredi 10 janvier 2018

Soubresaut au TNS: Le théâtre est un songe et il bouge encore

L'histoire du Théâtre du Radeau est une aventure et un expérience qui a débuté dans une MJC (Maison des Jeunes et de la Culture - il y a du Malraux là-dessous) en 1977 dans un quartier populaire du Mans. Elle a pris son orientation définitive lorsque François Tanguy a rejoint l'aventure autour de la troupe avec Laurence Chable, et depuis, vogue la troupe... dont nous avons pu apprécier quelques créations déjà à Strasbourg (dont la dernière pièce "Passim" en 2015 - voir le billet du 23 janvier 2015).
Une des caractéristique de leur travail est de construire le spectacle ensemble, comédiens et metteur en scène en répétitions pendant une bonne période de temps (quatre à six mois au moins) en expérimentant la forme et la matière - que ce soit le texte - les textes choisis, mis en voix et en espace et éventuellemnt élagués, ou le matériau dont ils fabriquent eux-même le décor et les accessoires ensemble en les intégrant au fil de l'eau dans le spectacle, qui peut continuer de bouger, tout au long de la vie de la pièce.


Soubresaut - Théâtre du Radeau - Photo: Brigitte Enguerand

Ils nous reviennent au TNS avec une création "Soubresaut" qui nous emmène dans un monde flottant et chancelant avec des repères un peu décalés. L'histoire, pour démarrer hoquète et se répète, on a l'impression de traverser un songe où l'on n'est pas maître de la suite et dans une ambiance feutrée - il ne faut surtout pas se réveiller - les personnages bougent, glissent - comme dans des jeux d'enfants (à un moment une scène se joue sous une table comme vous l'avez peut-être également joué dans votre enfance), rentrent et sortent, de même que le décor lui-même se fait et se défait sous nos yeux. des planches, des tables, des cadres, toute une batterie d'objets, armes, coiffes, crinolines, fleurs, bouquets, cheval-sanglier apparaissent et disparaissent dans une pénombre changeante. 
La parole, tout à coup nait, et c'est Kafka bien sûr qui décrit cette absurdité des cycles de la vie des hommes: se lever, se coucher: 
"Il est vrai que l'homme se lève, retombe, se relève et ainsi de suite, mais en même temps, et avec une vérité infiniment plus grande, il n'en est nullement ainsi, car l'homme est un, c'est à dire, que dans le vol est aussi le repos, et dans le repos, le vol...."


Soubresaut - Théâtre du Radeau - Photo: Jean-Pierre Dupuy

Et l'aimable troupe, dans des costumes hors du temps mais aussi d'outre-temps continuent de glisser, voler, se soulever, parler, dire ces textes poétique ou comiques d'Ovide, de Dante, de Valéry, de Peter Weiss, de Robert Walser, de Courteline,... dans une ambiance de chants d'oiseaux ou rythmés par les amis musiciens nombreux (Bach, Beethoven, Haendel, Kagel, Kurtag, Lalo, Rossini, Schumann, Stravinski, Vivaldi, Chris Watson,...) et dont les mélodies, ponctuations ou les airs concourent à construire cette ambiance si particulière qui nous englobe dans ce songe. La circulation des gestes et la métamorphose du décor (que les comédiens ont aussi contibué à fabriquer) produit une sorte de symbiose entre eux et le décor, un univers à part. 
Et comme le dit Ovide: 
"Faisant en trompe l'oeil, pour mieux brouiller les pistes, 
sinuer les détours des voies multipliées ...
... sur mille voies Dédale
Répand l'erreur."

Mais de temps en temps, il faut bien se perdre pour mieux se retrouver.
Merci au Théâtre du Radeau de nous avoir emmené dans cette traversée....



Bon spectacle

La Fleur du Dimanche

Soubressaut
TNS Strasbourg - Espace Gruber - du 9 au 19 janvier 2018


Un spectacle du Théâtre du Radeau
Mise en scène et scénographie François Tanguy
Avec Didier Bardoux, Anne Baudoux, Frode Bjørnstad, Laurence Chable, Jean-Pierre Dupuy, Muriel Hélary, Ida Hertu, Vincent Joly, Karine Pierre, Jean Rochereau
Son François Fauvel, Julienne Havlicek Rochereau, François Tanguy

Production Théâtre du Radeau, Le Mans
Coproduction Théâtre national de Bretagne - Rennes, Festival d’Automne 2017 - Paris, Théâtre National de Strasbourg, Centre dramatique national Besançon Franche-Comté, Théâtre Garonne - Toulouse Le Théâtre du Radeau est subventionné par l’État - Préfet de la région Pays de La Loire - DRAC, le Conseil régional des Pays de la Loire, le Conseil départemental de la Sarthe et la Ville du Mans
Avec le soutien de Le Mans Métropole

Spectacle créé le 2 novembre 2016 au festival Mettre en scène, Théâtre national de Bretagne - Rennes