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dimanche 24 mai 2015

Douliton, Doux écriton: Lire et dé-lire

Les deux photographies des fleurs du jour sont une métaphore du TVA que je vous propose aujourd'hui.

Douliton et Douécriton sont les images de ce blog et des réflexions de la Fleur du Dimanche.


Douliton - Photo: lfdd

A la fois des fleurs, mais changeantes - et qui vous apparaissent comme je ne les ai pas vues - et surtout comme elles ne sont pas vraiment dans la réalité.
En plus, elles traduisent une part de moi, mais la connaissez-vous vraiment?


Douécriton - Photo: lfdd

Bon, je ne vais pas vous parler de moi, mais de mes lectures - enfin pas de toutes, mais d'un livre en particulier qui m'a beaucoup passionné et que je vous conseille - je l'ai lu presque sans m'arrêter...
C'est le livre d'Agnès Desarthe "Comment j'ai appris à lire" paru chez Stock. C'est une histoire passionnante qu'Agnès Desarthe introduit ainsi:
" Apprendre à lire a été pour moi l'une des choses les plus faciles et les plus difficiles"
Et cette histoire est passionnante... On y apprend entre autres comment une "Béatrice" (en anglais) du livre de Cynthia Ozick "Foreign Bodies" (Coprs étrangers) devient "Dominique" puis "Doris" avec la bénédiction de l'auteur - et que "To be or not to be" devient "Do, do, l'enfant, do" en toute clarté!
On y apprend surtout comment une petite fille qui ne voulait pas apprendre à lire (parce qu'elle le savait déjà ?) y arrive à vingt ans et devient traductrice puis auteur.
Et en conclusion du livre - mais je vous laisse découvrir l'histoire en espérant que cela vous aura donné envie de lire le livre, dans le dernier chapitre "Conclusion en forme d'accident" Agnès Desarthe nous dit:
"On m'a raconté un jour l'histoire (était-elle vraie, était-elle inventée) d'un garçon qui, bien qu'apparemment normal, ne parlait pas. il comprenait ce qu'on lui disait, il savait lire, il pouvait écrire, mais il ne disait rien. Voilà qu'un jour - avait-il cinq ans, neuf ans, treize ans? - il finit par énoncer une phrase. Sa voix étai posée, sa grammaire impeccable, son articulation maîtrisée. Pourquoi, lui demanda-t-on, n'avait-il rien dit avant cela, puisqu'il se montrait tout à fait capable de s'exprimer? Il aurait alors répondu (mémoire, ô ma mémoire, ma plus traîtresse alliée!): "Jusqu'ici, tout est parfait, je n'avais aucune réclamation à faire." " 

Si vous lisez ce livre, vous verrez que la question "D'où lit-on" est la réponse à la question de Mikhaïl Baktine: "D'où écrit-on?"  

Vous voyez ?

Et vous voyez la métaphore (ou faut-il que je refasse une photo?) 

Doux écriton - Photo: lfdd


Et vous voyez la métaphore (ou faut-il que je refasse une photo?) 
 

Bon Dimanche 
 

Douliton et Douécriton....

P.S. Douliton n'est pas Douécriton quoiqu'on en dise... même si on est soi-même (ou un autre ?) ... 

La Fleur du Dimanche

dimanche 3 juin 2012

Hommage aux mères - et aux belles-mères et à leurs filles...


Rendons-leur hommage, aux mères et à toutes les femmes.
Comme Carlotta Sagna l'a fait, cet hommage à sa mère avec "Ad Vitam" - superbe spectacle au demeurant, vu au TNS dans le cadre de Strasbourg, Nouvelles Danse".
Elle disait: "Quand on dit à un artiste: " Tu es fou", c'est indéniablement un compliment."

Alors, les fleurs du jour seront des pois de senteur, trouvées à la Galerie Charlot.

Pois de senteur - Galerie Charlot @lfdd

Et comme un cadeau n'arrive jamais seul, une fleur de bourrache pour faire le lien entre les deux TVA.

Fleur Bleue de bourrache - Photo: lfdd

Le deuxième TVA est un texte accompagnant l'autre spectacle de danse de la soirée, celui d'Alain Buffard "Baron Samedi", tout aussi réussi, avec des chansons maginifiquement réinterprétées de Brecht.

Et le TVA est de Mikhail Baktine:
"Le principe du rire et de la sensation carnavalesque du monde qui sont à la base du grotesque détruisent le sérieux unilatéral et même toutes les prétentions à une signification et à une conditionnalité située hors du temps".

Complétons - et concluons - avec François Frimat qui dit:
"La seule certitude concernant l'identité est qu'elle est incertaine tant elle doit aux hasards de la vie, du regard des autres, des migrations souvent imposées, des combats qu'elle doit mener pour ne pas être aliénée à ce qu'elle reconnaît comme radicalement étranger à elle-même. Préserver sa possibilité dynamique n'est pas pour autant une invitation à l'égarement."

La boucle est bouclée.

Bonne fête 

Bon dimanche

La Fleur du Dimanche

P.S. Pour compléter ces hommages, je vous invite à aller voir quelques expositions et vernissages:
Ce dimanche, chez Chantal Bamberger: Ernest Pignon-Ernest "Extases". 
Et à Uttenhoffen, à la Ferme Bleue: Fantine Andres et Camille Brétaudeau, deux jeunes artistes à découvrir pour le vernissage de leur exposition "De chairs et de voiles" à 18h00.
En passant, arrêtez-vous aux jardins de l'Escalier à Brumath pour l'exposition de Michel Déjean avec ses travaux récents.
Et prenez date pour vendredi prochain à Erstein à l'Etappenstall pour le vernissage de l'exposition "Peau d'Ame" avec un groupe d'artistes parisiens à l'initiatives de Pascale Duanyer-Marziou qui expose également.