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dimanche 3 décembre 2017

Les roses de Noël et de Lyon et Fred, il y a au moins Deux.


Pour le premier dimanche de l'Avent, je suis allé, pas trop loin, à Lyon pour vous en rapporter des roses, pas de Noël, comme il y a six ans où je vous en offrais un mélange trompeur le 24 décembre pour vous souhaiter de "Joyeuses Fêtes". C'était la 11ème Biennale de Lyon "Une terrible beauté" et cette année, pour la 14ème, ce sont les "Mondes flottants" qui s'offrent à nous. Vous en aurez peut-être un aperçu, et en parallèle, il y à, au Musées des Beaux-Arts une exposition "dialogues France-Mexique" LOS MODERNOS, ainsi qu'une rétrospective sur le "Monde de Fred Deux" à qui j'ai emprunté le TVA du jour...

Mais tout d'abord les roses, non sous la neige de Noël, mais dans le froid de décembre:


Roses de Noël dans le froid - Photo: lfdd

Roses de Noël dans le froid - Photo: lfdd

Roses de Noël dans le froid - Photo: lfdd

Comme promis, le TVA est un texte de Fred Deux, extrait de son journal du 13 novembre 1997:

"Le dessinateur tient son crayon. Il ne pense pas à son dessin. Il serre son outil, il se croit prêt. Il se trompe. Chaque jour est un recommencement. Le commencer c'est le recommencer. Exercice de l'approche. L'écriture est, elle aussi, une répétition. C'est sans s'en rendre compte que l'on ne répète plus. Que l'on ne recommence plus. Le geste est devenu un mystère. Travailler et être travaillé. Il n'y a plus à regarder. On voit. Le corps du dessin est serré contre le mien. L'impossible est possible."

En complément, je vous en livre un autre extrait et une image, exemple de ses gravures. Si vous avez l'occasion de passer par Lyon, allez voir l'exposition, très complète sur sa création de plus de 60 ans de dessins et gravures.


Texte de Fred Deux

Fred Deux - Dans sa gorge le cri, tache à découvrir - photo: lfdd


Et pour finir en chanson, je ne pouvais passer outre le Tino Rossi des Roses de Noël:





Ni la Rose de Noël d'André Dassary:



Et celle pour les enfants:



Et pour finir en douceur, une version de la Chanson des Roses de Rainer Maria Rilke, écrite par Morten Lauridsen avec les Elora festival Singers sous la direction de Noël Edisson:





Bon Dimanche de l'Avent

La Fleur du Dimanche



dimanche 24 mai 2015

Douliton, Doux écriton: Lire et dé-lire

Les deux photographies des fleurs du jour sont une métaphore du TVA que je vous propose aujourd'hui.

Douliton et Douécriton sont les images de ce blog et des réflexions de la Fleur du Dimanche.


Douliton - Photo: lfdd

A la fois des fleurs, mais changeantes - et qui vous apparaissent comme je ne les ai pas vues - et surtout comme elles ne sont pas vraiment dans la réalité.
En plus, elles traduisent une part de moi, mais la connaissez-vous vraiment?


Douécriton - Photo: lfdd

Bon, je ne vais pas vous parler de moi, mais de mes lectures - enfin pas de toutes, mais d'un livre en particulier qui m'a beaucoup passionné et que je vous conseille - je l'ai lu presque sans m'arrêter...
C'est le livre d'Agnès Desarthe "Comment j'ai appris à lire" paru chez Stock. C'est une histoire passionnante qu'Agnès Desarthe introduit ainsi:
" Apprendre à lire a été pour moi l'une des choses les plus faciles et les plus difficiles"
Et cette histoire est passionnante... On y apprend entre autres comment une "Béatrice" (en anglais) du livre de Cynthia Ozick "Foreign Bodies" (Coprs étrangers) devient "Dominique" puis "Doris" avec la bénédiction de l'auteur - et que "To be or not to be" devient "Do, do, l'enfant, do" en toute clarté!
On y apprend surtout comment une petite fille qui ne voulait pas apprendre à lire (parce qu'elle le savait déjà ?) y arrive à vingt ans et devient traductrice puis auteur.
Et en conclusion du livre - mais je vous laisse découvrir l'histoire en espérant que cela vous aura donné envie de lire le livre, dans le dernier chapitre "Conclusion en forme d'accident" Agnès Desarthe nous dit:
"On m'a raconté un jour l'histoire (était-elle vraie, était-elle inventée) d'un garçon qui, bien qu'apparemment normal, ne parlait pas. il comprenait ce qu'on lui disait, il savait lire, il pouvait écrire, mais il ne disait rien. Voilà qu'un jour - avait-il cinq ans, neuf ans, treize ans? - il finit par énoncer une phrase. Sa voix étai posée, sa grammaire impeccable, son articulation maîtrisée. Pourquoi, lui demanda-t-on, n'avait-il rien dit avant cela, puisqu'il se montrait tout à fait capable de s'exprimer? Il aurait alors répondu (mémoire, ô ma mémoire, ma plus traîtresse alliée!): "Jusqu'ici, tout est parfait, je n'avais aucune réclamation à faire." " 

Si vous lisez ce livre, vous verrez que la question "D'où lit-on" est la réponse à la question de Mikhaïl Baktine: "D'où écrit-on?"  

Vous voyez ?

Et vous voyez la métaphore (ou faut-il que je refasse une photo?) 

Doux écriton - Photo: lfdd


Et vous voyez la métaphore (ou faut-il que je refasse une photo?) 
 

Bon Dimanche 
 

Douliton et Douécriton....

P.S. Douliton n'est pas Douécriton quoiqu'on en dise... même si on est soi-même (ou un autre ?) ... 

La Fleur du Dimanche

dimanche 2 novembre 2014

Regards sur le passé:

Le contexte: la Toussaint, le jours des morts, est l'occasion de faire un petit voyage introspectif. Le temps brumeux qui enveloppe tout dans un coton vague et estompe le décor facilite ce voyage intérieur. L'attente et pour ainsi dire la mise en sommeil de l'agitation quotidienne y contribue également.

Fleurs de saison -  Photo: lfdd

Je vous offre donc aujourd'hui, en plus des fleurs dominicales, un court texte dont je vous laisse deviner l'auteur - qui au demeurant va avoir une actualité très prochainement, alors, à vos radars.



Fleurs de saison -  Photo: lfdd

Le texte dont je vous donne quelques extraits (apéritifs) s'intitule:
"Regard sur le passé"  

"Là-bas, je ne me portais pas mal du tout puisque je pouvais souvent fréquenter le monde. Je n'avais quasiment aucun souci, ce qui naturellement très agréable.
J'étais assis dans une jolie chambre où j'écrivais pour toutes sortes de journaux de petites proses auxquelles je pouvais vouer le plus grand soin...
A cette époque j'étai plutôt une sorte d'aventurier qu'un écrivain qui travaille, ce que je crois devoir ne pas dissimuler. Car le premier devoir des  poètes n'est-il pas d'être sincère et de dire la vérité. Pour mois cela a toujours été une sorte de jouissance que d'avouer mes propres erreurs.
.... Parfois je lisais des jours entiers et même des semaines entières. C'était comme si ces longues lectures s'imposaient d'elle-mêmes. La lecture peut être une telle jouissance !
Devant la fenêtre, le soir, le midi et le matin surgissent grands et beaux comme un enfant. Tu es assis, Tu es comme dans un rêve; le monde est à moitié clair, à moitié sombre. Il te semble que par la lecture, tu es devenu tout esprit, mais tu n'en es pas moins vivant.
...
Mais bientôt, je me retrouvais devant une situation toute nouvelle qui me rappela le sérieux de la vie avec plus d'insistance que jamais. Tout ce j'avais vécu jusqu'ici s'évanouit comme un rêve."



Fleurs de saison -  Photo: lfdd

En TVA numéro deux, je vous offre une blague de saison (un peu d'humour noir):
Le grand père mourant, dans un dernier accès de conscience sent tout à coup une odeur flatter ses narines... C'est l'odeur de son gâteau préféré... Il essaie d'appeler et le petit fils qui jouait dans la chambre voisine arrive.
Il lui dit: "Petit, dis à ta grand'mère de m'apporter un bout de gâteau, ce délicieux gâteau que j'adore."
Le gamin se sauve et revient quelques instants plus tard et rapporte au grand'père:
"Mamie a dit que le gâteau est réservé pour après la cérémonie.."



A propos de cérémonie et de fleurs, sachez qu'à Versailles, dans le cadre d'un partenariat signé en 2012 entre le château de Versailles et le parc impérial du Shinjuku Gyoenen, deux chrysanthèmes géants, des "Ozukuri", aujourd'hui orgueil du parc impérial du Shinjuku 
Gyoen à Tokyo, sont présentés au Grand Trianon pour cet automne. 
Symboles de la dynastie du Japon, ces deux plantes fleuriront de centaines de fleurs  - plus de 400 - le péristyle du « palais de Flore », grâce à la dextérité et au savoir-faire de deux jardiniers du parc impérial, accueillis à Versailles pour effectuer la taille de ces chrysanthèmes le temps de l'exposition.
Si vous êtes du côté du château de Versailles, ne les ratez pas...


Chrysanthème à Versailles

C'est bien un seul pied de chrysanthème !

Pour finir en chanson, vous savez sûrement que Toussaint est également un prénom - et un nom _que l'on trouve plus souvent aux Antilles, alors en avant pour un boléro d'Emmanuel Toussaint.


 



Bon dimanche.

La Fleur du Dimanche.