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vendredi 14 juillet 2017

Feu d'artifice du 14 juillet à Strasbourg

Quelques images du feu d'artifice du 14 juillet à Strasbourg...

Feu d'artifice à Strasbourg - Photo: lfdd

Feu d'artifice à Strasbourg - Photo: lfdd

Feu d'artifice à Strasbourg - Photo: lfdd

Feu d'artifice à Strasbourg - Photo: lfdd

Feu d'artifice à Strasbourg - Photo: lfdd

Feu d'artifice à Strasbourg - Photo: lfdd

Feu d'artifice à Strasbourg - Photo: lfdd

Feu d'artifice à Strasbourg - Photo: lfdd


Bouquet final 

Feu d'artifice à Strasbourg - Photo: lfdd

Feu d'artifice à Strasbourg - Photo: lfdd

Feu d'artifice à Strasbourg - Photo: lfdd

Bon Bal

La FLeur du Dimanche

jeudi 14 juillet 2016

Bleu ciel, Blanche arme, Rouge coq, lit KO, pas si fils que ça....

En ce jour de FetNat, vous avez droit à trois couleurs, et à trois chansons (et demi) avec trois poèmes:

Couleur 1 dans la nuit, le bleu noir de la nuit du 14 juillet en attendant le feu:


Bleu ciel noir - Photo: lfdd

Et pour ne pas faire comme tout le monde, la Marseillaise Noire chantée par Edgard Ravahatra. Les paroles sont de Camille Naudin, Afro-descendant de la Nouvelle Orléans, d’origine française qui l'a écrite peu après la guerre de Sécession, et il l'a publiée le 17 juin 1867 dans un journal La Tribune de la Nouvelle Orléans.



En voici les paroles:

La Marseillaise noire


Fils d’Africains! Tristes victimes,

Qu’un joug absurde abrutissait.
De monstres oubliant les crimes,
Pensons à Jésus qui disait: (bis)
«Peuples, plus de sang, plus de guerre
«Qui font rougir l’humanité,
«Moi je suis la Fraternité,
«Embrassez-vous, vous êtes frères. »
Debout! L’heure est venue, à chaque travailleur
Le pain (bis) qu’il a gagné, qu’importe sa couleur.
Assez longtemps! le fouet infâme
De ses sillons nous a brisés,
Sans nom, sans patrie et sans âme;
Assez de fers! De honte, assez! (bis)
Que dans une sainte alliance
Les noirs et les blancs confondus
À la mort des anciens abus,
Marchant tous pleins de confiance,
Debout! L’heure est venue, à chaque travailleur
Le pain (bis) qu’il a gagné, qu’importe sa couleur.
Debout! C’est l’heure solennelle!
Où sur le vieux monde écroulé
Le despotisme qui chancelle
Vient couronner la Liberté,
La discorde reprend sa pomme,
La raison humaine grandit;
C’est l’intelligence et l’esprit
Et non plus la peau qui fait l’homme.
Debout! L’heure est venue, à chaque travailleur
Le pain (bis) qu’il a gagné, qu’importe sa couleur.
Plus d’ombre! partout la lumière,
C’est l’Évangile qui paraît;
Le blanc dit au noir: mon frère,
À jamais Caïn disparaît
Plus de sang! L’impie ignorance,
Arme terrible du tyran
Aux peuples s’entredéchirant,
Ne dit plus: mort, sang et vengeance.
Debout! L’heure est venue, à chaque travailleur
Le pain (bis) qu’il a gagné, qu’importe sa couleur.
Allons! malgré votre race,
Hommes de couleur, unissez-vous;
Car le soleil luit pour tous.
Que chaque peuple heureux, prospère,
Au fronton de l’humanité,
Grave ces mots: en toi j’espère,
Tu règneras, Égalité. 


A ne pas confondre avec la version de Lamartine de 1839

La Marseillaise noire

Enfants des noirs, proscrits du monde,
Pauvre chair changée en troupeau,
Qui de vous-mêmes, race immonde,
Portez le deuil sur votre peau ! (bis)
Relevez du sol votre tête,
Osez retrouver en tout lieu
Des femmes, des enfants, en Dieu :
Le nom d’homme est votre conquête !
Offrons à la concorde, offrons les maux soufferts :
Ouvrons, ouvrons aux blancs amis nos bras libres de fers.
Un cri, de l’Europe au tropique,
Dont deux mondes sont les échos,
A fait au nom de République
Là des hommes, là des héros. (bis)
L’esclave enfin dans sa mémoire
Épelle un mot libérateur,
Le tyran devient rédempteur.
Enfants, Dieu seul a la victoire !
Offrons à la concorde, offrons les maux soufferts :
Ouvrons, ouvrons aux blancs amis nos bras libres de fers.
La France à nos droits légitimes
Prête ses propres pavillons ;
Nous n’aurons pas dans nos sillons
A cacher les os des victimes !
Offrons à la concorde, offrons les maux soufferts:
Ouvrons, ouvrons aux blancs amis nos bras libres de fers.


Couleur 2, le blanc qui en regard du bleu du ciel et du drapeau serait plutôt signe de berne ou de Paix demandée: 


Bleu, Blanc - Photo: lfdd

Ce blanc amène une pensée vers Bâton Rouge, là où Iesha Evans, militante pacifiste, protestant contre le meurtre de deux noirs est arrêtée par la police.




Nous sommes dans l'actualité et je vous propose lCouleur 3le rouge du coquelicot qui se retrouve derrière les grillages:


Rouge coquelicot grillage - Photo: lfdd


Et les deux dernières chansons, L'estaca (le pieu) écrite par Lluis Llach en 1968 sous la dictature de Franco (c'est loin...)
et chantée par lui-même, et en Français par Marc Robine et Marc Ogeret.

Les voici:



Une version en public:









Marc Ogeret chante aussi la Chanson de Craonne qui s'est fait censurer récemment à Fricourt lors d'un célébration des combats de la première guerre mondiale.

En voici le début:
Adieu la vie, adieu l'amour,
Adieu à toutes les femmes
C'est bien fini, c'est pour toujours
De cette guerre infâme
C'est à Verdun, au fort de Vaux
Qu'on a risqué sa peau..

et chantée par Marc Ogeret:



Bon Défilé de 14 juillet

La Fleur du Dimanche

dimanche 29 décembre 2013

Post Noël: Le temps est rond, le présent c'était il y a cinq jours et bientôt c'est l'année prochaine.

Dimanche dernier c'était la fin du temps de l'Avent, l'avant-veille du présent et l'avant-dernier dimanche de l'année.
De quoi presque faire un bilan.

Pour nous rendre compte que 2013 aura vu 112 papiers publiés sur ce blog et que plus de 33.000 pages ont été lues depuis le début de cette aventure. Rappelez-vous, c'était le 22 févier 2011.

En cette fin 2013, je vous offre deux fleurs qui sont restées au fond de mon panier; la première de juin, comme un feu d'artifice en prévision du 31 décembre.


Fleur Feu d'artifice - Photo: lfdd

Et la seconde, pour continuer sur l’amorce lancée dans le titre, une fleur un peu ronde que vous regarderez le 1er janvier au matin d'un autre oeil, un oeil flou.


Fleur boule ronde - Photo: lfdd


Pour continuer le cycle de la courbe, un TVA qui fait la boucle autour des réflexions de Jared Diamond (pour éviter de se regarder son nombril), un texte de Sabine Rabourdin qui a également étudié des sociétés traditionnelles. Elle constate:

«Les sociétés traditionnelles ont la plupart du temps une conception cyclique du temps. ... Dans cette conception, tout ce que nous infligeons aujourd’hui à l’environnement aura des conséquences que nous subirons plus tard, puisque nous ferons en quelque sorte partie des générations futures. En revanche, les sociétés modernes ont souvent une conception linéaire du temps. Ce que nous faisons à présent aura certes des conséquences dans le futur, mais nous n’y serons plus. Ce principe a soutenu la croyance au développement et au progrès qui a conduit à la civilisation moderne actuelle. Elle a également généré une confiance aveugle dans le futur : nos descendants sauront faire face, grâce aux progrès techniques et scientifiques, aux conséquences de nos activités actuelles.»


En ces jours de présents, et un peu cycliques, je vous offre un tour de manège, pour ceux qui auraient raté le premier.


 




Et pour bouler la boucle, retour à l'enfance et la découverte de l'orchestre et de la musique symphonique, avec Pierre et le Loup de Prokofiev, remis au goût du jour par Camera Lucida avec l'Orchestre National de France sous la direction de Daniele Gatti avec raconté par François Morel. Il sera diffusé le 4 janvier 2014 à 11h sur France3 et LudoTV et une application pour iPad interactive est également disponible. Vous pouvez déjà le voir (ou le revoir) ici (apparemment la vidéo n'est pas accessible en lien - visible jusqu'au 23 juin 2013...):
http://culturebox.francetvinfo.fr/pierre-et-le-loup-146649


Pierre et le loup

Vous avez un extrait de saison (le canard et l'oiseau) ici, en espérant que ce lien reste disponible...





Bon spectacle et bonnes fêtes de fin d'année...

Bon dimanche

dimanche 15 juillet 2012

Post 14 juillet - Lire pour réduire sa peine - ou se motiver ?

Lire rend-il heureux?
La réponse est "oui" si une réduction de peine est un peu de bonheur en plus.
Mais tout d'abord, comme c'était le 14 juillet hier, un feu d'artifice de fleurs blanches:


Feu d'artifice de fleurs blanches - Photo: lfdd


Et comme les fleurs du 14 juillet sont multicolores, un peu de couleur dans le champ (d'honneur)... en honneur de Geneviève, ses fleurs préférées...


Pois de senteur dans les champs - Photo: lfdd


Et à propos de champs d'honneur, une mention au chant des partisans, repris avec motivation par Zebda, et en dédicace à Albert, pour ce post 14 juillet. Je vous offre la version en ligne, mais celle entendu hier soir dans l'émission d'Isabelle Dhordain, à partir de la minute 48 est tellement plus belle. 
Je vous laisse faire la manipulation. Il suffit de mettre le lien ci-dessous dans votre navigateur et d'avancer jusqu'à la 48ème minutes, puis d'écouter.
http://www.franceinter.fr/player/maradio?play=393019&date=1342289100

Pour attendre, l'autre version:







Et comme promis la suite de notre histoire de bonheur de lire:
Cela se passe au Brésil. La-bas, le gouvernement vient de décider qu'en lisant un livre - de littérature, de philosophie ou de science - dans une liste proposée, les détenus pourront sortir plus tôt de prison.
Leur peine sera réduire de quatre jours par livre lu. Les 473.627 prisonniers du pays pourront ainsi lire jusqu'à 12 oeuvres - un par mois - par an, et ainsi gagner 48 jours sur une année. Ils auront un mois pour lire le livre et rédiger une dissertation sur le sujet. Un panel décidera si le prisonnier obtient ainsi sa remise de peine.


Sur le site du Guardian, Erwin James, un ancien détenu, dresse la liste des livres que devraient consulter les prisonniers brésiliens. Il a passé vingt ans en prison et conseille notamment "Crime et Châtiment" de Dostoïevski. 

Il justifie cela parce que: "L’auteur pense que le meurtre est permis dans le cas de la poursuite d'un objectif noble. J’ai conclu que les sujets du livre étaient des cogitations intellectuelles fallacieuses enroulées dans une prose brillante. Un chef d’oeuvre qui m’a aidé à organiser ma façon de penser non sophistiquée." Il se souvient aussi du livre "The Second Prison" de Ronan Bennet qui l’a beaucoup marqué: "Le livre raconte l’histoire de Kane, un républicain irlandais relâché après avoir purgé sa peine pour sa participation dans un meurtre. (…) Même s'il est sorti de prison, de différentes façons il est toujours un prisonnier –cela est vrai pour de nombreuses personnes qui trouvent que la vie après la prison est un challenge inattendu."

Lire rend donc heureux, enfin espérons-le, la musique t les chansons aussi, la preuve par Z...ebda!



Le TVA du jour est une citation d’un octogénaire célèbre:
« Je n’obéis à aucune intention, aucun système, aucune tendance; je n’ai ni programme, ni style, ni prétention. J’aime l’incertitude, l’infini, l’insécurité permanente. »
Avez-vous trouvé son nom ? – Non ? Alors vous en saurez plus mercredi.



Bon dimanche 


La Fleur du Dimanche