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dimanche 17 juillet 2016

La fleur fane, le corbeau est revenu, triste, mais c'est l'été et nous pensons à demain.

Hier, ou plutôt il y a trois jours, je titrais sur le bleu du ciel noir, la blancheur de l'arme et le rouge du coquelicot et des malheurs de la guerre et des combats.
Il semble que cela n'ait pas cessé, mais la question est plutôt dans ce qui se dit sur ce qui est arrivé....
Pour ma part, et pour ne pas en rajouter à la boucle morbide des cycles de l'information alimentée et relayée à tout va et n'importe comment, comme à la vacuité - et même l'indécence - de certaines réactions, je ferai ma minute de silence.

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Et vous offre une fleur que j'avais vu fleurir et qui, au moment d'aller la photographier, commençait déjà à faner (beau symbole de la fragilité de la vie).


Fleurs blanches se fanant - Photo: lfdd

Cette fleur ne fane pas aussi vite que la fleur de câpre dont je vous avais gratifiés pour les voeux de 2014 et dont je vous en ai montré le cycle rapide - moins d'une journée ! - alors profitons-en:


Fleurs blanches se fanant - Photo: lfdd

Et continuons, en nous disant, même si nous gardons une pensée pour toutes les victimes et les personnes qui souffrent partout dans le monde, et que nous espérons que ce monde va s'améliorer, et que c'est à nous d'y contribuer, que c'est l'été et, avec les enfants de la plage (Beach Boys) nous chantons:
Wouldn't It Be Nice (Ne Serait-il Pas Agréable)

Ne serait-il pas agréable d'être plus vieux
Ainsi nous n'aurions pas à attendre si longtemps
Et ne serait-il pas agréable de vivre ensemble
Dans le genre de monde auquel nous appartenons

Tu sais que ça le rendra bien meilleur
Quand nous pourrons dire bonne nuit et rester ensemble

Ne serait-il pas agréable de pouvoir se lever
Le matin quand le jour est nouveau
Et après avoir passé la journée ensemble
Se tenir serrés tout au long de la nuit

Que de moments heureux nous avons passés ensemble 
J'aimerais que chaque baiser soit éternel
Wouldn't it be nice




C'est là maintenant:
https://youtu.be/5lP8BZcyoEQ





Wouldn't It Be Nice

Wouldn't it be nice if we were older
Then we wouldn't have to wait so long
And wouldn't it be nice to live together
In the kind of world where we belong

You know its gonna make it that much better
When we can say goodnight and stay together

Wouldn't it be nice if we could wake up
In the morning when the day is new
And after having spent the day together
Hold each other close the whole night through

Happy times together we've been spending
I wish that every kiss was neverending
Wouldn't it be nice

Maybe if we think and wish and hope and pray it might come true
Baby then there wouldn't be a single thing we couldn't do
We could be married
And then we'd be happy
Wouldn't it be nice

You know it seems the more we talk about it
It only makes it worse to live without it
But lets talk about it
Wouldn't it be nice

Good night my baby
Sleep tight my baby


Fleurs blanches se fanant - Photo: lfdd

De la fleur au corbeau, nous y arrivons en faisant un saut au "jardin"...
Le Jardin est un livre de Magnus Florin auteur suédois qui nous conte une fantaisie autour de Carl Linnaeus, botaniste qui essaie de construire une classification des plantes et dont l'histoire s'inspire de Carl von Linné, je vous en propose deux extraits. 

Voici le premier:
"Il y a trois sortes de fromage ou de beurre" s'écrie l'horloger.
Il y en a beaucoup, songe Linnaeus.
"Il y a l'avant, il y a le maintenant et il y a l'après, déclare l'horloger. Mais tout arrive en même temps. Vous avez pris un morceau de fromage, avant, puis vous le mangez maintenant et vous vous demandez ce qui va arriver après. Mais cet après est maintenant."

Le deuxième extrait nous ramène à notre feuilleton vers les corbeaux et se trouve vers la fin du livre:
"Le jeune Hörner peint un corbeau noir sur le mur de la chambre de malade de Linnaeus. En secret, Hörner fait un trou dans la mur, dans la peinture du corbeau, il y enfonce une grenouille, puis le recouvre de papier. Un matin où Linnaeus est en meilleure forme, Hörner lui montre le corbeau qu'il a peint. Alors que Linnaeus le félicite pour cette belle peinture, Hörner prend une bougie et l'approche du trou. La grenouille sent la chaleur et se met à coasser sans discontinuer. Linnaeus croit que le corbeau peint est en train de croasser et il est profondément stupéfait. Hörner s'empresse d'expliquer à Linnaeus ce qui s'est passé, afin de souligner la finesse de sa farce. 
Mais Linnaeus n'entend pas l'explication. Il entend seulement le cri du corbeau."

Et vous, entendez-vous le cri du corbeau ici:



C'est le groupe 18+ qui a crée ce morceau (édité en vinyle sur le disque Crow / Horn à 300 exemplaires... (plus sur leur site)

Et pour finir, je vous offre le corbeau tout récent de Nicolas Schneider qui rejoint la volière (Vous en avez plus dans les précédents épisodes du corbeau et du coquelicot dont je vous avait annoncé la fin (provisoire) le 5 juin). 

Corbeau - Nicolas Schneider - Photo: lfdd


Vous en avez d'autres également à la galerie Brûlée (dans les exposition de l'été). 


Bon Dimanche.

La Fleur du Dimanche

vendredi 13 juin 2014

Daniel Buren au MAMCS: les adultes sont "Comme dans un jeu d'enfant"


Il y a des vernissages où l'on perd la patine des mondanités et les politesses de façade.

Lors du vernissage des oeuvres (il y en a deux) de Daniel Buren au MAMCS de son exposition "in situ" "Comme un jeu d'enfant", que je vous avais annoncé le 4 juin, ce sont les adultes qui se sont bien amusés:


Daniel Buren - MAMCS - Strasbourg - Photo: ldff

Je vous ai annoncé deux oeuvres, mais quel travail:
D'une part, la verrière - rue centrale de ce bâtiment imaginé Adrien Fainsilber est entièrement recouverte de carrés de couleurs.Là c'est le soleil qui va jouer de ses rayons pour égayer le parcours du visiteur - qui éventuellement pourra jouer à la marelle géante s'il vient au bon moment, sinon, l'intervention de Daniel Buren lui refera découvrir (ou redécouvrir) cette architecture relue par le regard de l'artiste-architecte.


Du côté de la salle d'exposition, l’interprétation de l'espace est également traité de manière bluffante, d'une part par un éblouissement qui accueille le visiteur, obligé de discerner les éléments, entre architecture et jeu de construction dans lequel il est immergé, il découvrira également cette perspective dans la quelle il sera aspiré happé.


Daniel Buren - MAMCS - Strasbourg - Photo: ldff



Daniel Buren - MAMCS - Strasbourg - Photo: ldff


Et, comme lors de l'inauguration il aura envie de de projeter pour finir par se rendre compte que le monde n'est pas que noir et blanc comme il l'imaginais en entrant, mais coloré et varié. La vie est rose, rouge, jaune, bleue, verte, de toutes les couleurs et on s'y sent bien, même en rayure, droites ou zébrées...



Daniel Buren - MAMCS - Strasbourg - Photo: ldff

Daniel Buren - MAMCS - Strasbourg - Photo: ldff


Profitons de la renommée de Daniel Buren qui va amener des visiteurs à Strasbourg (on l'espère), pour visiter quelques autres expositions:

Tout près, à la Galerie Radiall Art Contemporain, à côté des sculptures de Carlo Borer, déjà exposées dans ce lieu, les oeuvres de l'américain (d'origine écossaise) Matt McClune  :
Un travail sur la transparence:


Matt McClune - Galerie Radiall - Photo: lfdd



Matt McClune - Galerie Radiall - Photo: lfdd


Un retour aussi à la Galerie Bamberger, Jhemp Bastin (voir le 8 février 2012) qui avait partagé l'espace avec Richard Serra.
Il revient en one man show que je vous laisse découvrir:


Jhemp Bastin - Galerie Bamberger - Photo: lfdd

Jhemp Bastin - Galerie Bamberger - Photo: lfdd


Une exposition à la Robertsau, au Kayserguet, c'est Nicolas qui expose ses aquarelle en Noir ou en Jaune dans cette belle architecture.


Kayserguet - Nicolas Schneider - Photo: lfdd

Et pour finir, une exposition de Silvi Simon qui vient d'être prolongée jusqu'au 12 juillet à la Galerie Yes Iffrig, des travaux photographiques sur la lumière et des images sans références réelles à découvrir, à côté d'une installation (on en avait déjà vue une autre jouant sur la lumière et  les reflets, ici une interrogation sur l'essence du cinéma et des son histoire - avec les pop corns honnis de nos salles du samedi soir. Cela vaut le coup d'oeil, On peut ^me revenir puisque l'ouvre "évolue" au fil du temps.

Je vous en montrerai un aperçu en vidéo très prochainement. 

Bonnes Expositions 

La Fleur du Dimanche