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vendredi 30 mai 2014

Nouvelles se termine dans la rue

Le Festival Nouvelles se termine dans la rue avec Willi Dorner et "Bodies in Urban Space".

Il vous reste ce soir à 19h00 et demain samedi à 15h00 et 19h00 pour déambuler avec les danseurs de Willi Dorner et découvrir la ville de Strasbourg sous un aspect poétique et en découvrir des aspects méconnus ou des point de vues étonnants.


Willi Dorner - Festival Nouvelles - Pôle Sud - Strasbourg : Photo: lfdd


C'était un peu l'objet du Festival Nouvelles, piloté par Pôle Sud et en collaboration avec le FRAC Alsace et Le Maillon (magnifique et sacrément décalé "Sacré Sacre ud Printemps  hier soir).

L'ambiance générale était dans des nombreux duos qui nous emmenaient à la recherche de l'autre et de l'absent - Pour nous, ce sera aussi le dernier adieu à Alain Py, à l'initiative et à la barre de Pôle Sud lors de la création du Festival avec Joëlle Smadja. Il a salué le festival et ses amis lors de l'inauguration et s'en est allé sur la pointe des pieds dans la foulée. Nous garderons de lui ce sourire...

Bonne Continuation au Festival Nouvelles  

La Fleur du Dimanche 

vendredi 3 mai 2013

Danse ou Musique ? Les deux avec Akosh S. et Jörg Müller à Pôle Sud

Nous savions que Pôle Sud marche sur ses deux pieds avec sa programmation "Danse" d'une part, menée de main de maître depuis des années par Joëlle Smadja et ses concerts de Jazz grâce au professionnalisme de Philippe Ochem qui dirige aussi le Festival Jazz d'Or.

Nous savions également que le Jazz s'engage souvent dans un pas de deux avec la danse et le programme du 3 mai à Pôle Sud a confirmé cette union puisqu'au programme il y avait deux pièces avec comme point commun Akosh S.



Akosh S. musicien de Jazz plutôt free, qui travaille régulièrement avec le chorégraphe Joseph Nadj a prouvé dans la première partie du spectacle que la musique pouvait être dansée.

Dans Rêvolution, tout est fait pour nous emmener dans un tourbillon instable. Démarrant dans le noir, nous devons imaginer  quels sont ces bruit de moteurs en accélération qui nous emmènent dans un univers onirique. Le rêve flirte avec le cauchemars quand, une fois la lumière faite (mais pas sur ces bruits dont nous ne connaîtrons jamais l'origine), Akosh S. et Jörg Müller apprivoisent de grands tubes métalliques, tuyaux d'orgues et carillon en sufflant dedans puis en les faisant tourner à la folie.
Car c'est bien d'un voyage vers la folie qu'on peut parler, entre le jeu strident du saxophone d'Akosh S. encerclé par ces tuyaux que Jörg Müller manoeuvre d'une manière magistrale.

Ils virevoltent de toute part et dans tous les sens, tout autour du saxophoniste encerclé dans un ballet hypnotique, soutenu par la musique prenante du soliste impassible.

En voici un avant-goût:




Et si vous voulez en voir davantage:






En deuxième partie, plus dansée, Estelle Delcambre et Ivan Fatjo, dans Madriguera s'interrogent sur la notion d'occupation de l'espace, un espace plutôt restreint (Madriguera signifiant terrier en espagnol) qui leur permet d'expérimenter des propositions de relations entre les corps bien maîtrisées.  
Les différents tableaux, aux styles des danse variées de la danse contact, aux ralentis cinématographiques ou aux collisions violentes montrent de belles gestuelles.
La musique, crée également par Akosh S. avec Gildas Etevenard, si elle avait été jouée en "live" aurait peut-être donné à cette pièce la densité qu'avait la première partie.

Cela prouve en tout cas que l'art vivant peut nous transporter dans des univers insolites.

Bon spectacle

La Fleur du Dimanche