vendredi 29 septembre 2017

Moi Singe, une conférence de Kafka chantée, de la cage au cirque

Nous savions depuis Régine que l'on que "Kafka, c'est dansant" mais avec la Création Mondiale de "Moi, singe" par Januibe Tejara avec Hanatsu Miroir et Accroche Note, nous savons aussi que Kafka se chante... 

L'enjeu est de taille: le texte de Franz Kafka "Rapport pour une académie" dans lequel, avec humour et causticité Kafka nous conte les péripéties d'un singe qui pour "trouver une issue" après avoir été capturé va décider de faire entrer "les lumières du savoir ... de toutes part à la fois dans un cerveau qui s'éveille". Et ainsi de pouvoir tenir cette conférence devant les hommes et leur raconter cette histoire.


Musica 2017 - Moi singe - Januibe Tejera - Hanatsu Miroir - Accroche Note - Photo: lfdd 


Sur scène, pour la raconter, donc pour interpréter le singe devenu homme, il ne faut pas moins de deux interprètes (Françoise Kubler, soprano et Thill Mantero, Baryton, tous deux en smoking noir sérieux et de circonstance) pour conter et chanter l'histoire, en se dédoublant, en se marchant sur les pieds, en se renvoyant la balle avec allégresse et virtuosité. Les deux chanteurs sont magnifiques. Mais l'orchestre également va de sa voix accopamgner en notes et bruitages cette épopée vers la civilisation, ce conte animal. Et l'orchestre, ce n'est pas moins de six instrumentistes (Ayako Okubo aux flutes, Armand Angster et Thomas Monod aux clarinettes, Olivier Maurel aux percussions, Jean-Daniel Hégé à la contrebasse et Rémy Reber à la guitare électrique) auxquels se rajoutent Dyonisios Papanicolaou à l'informatique musicale et pour les magnifiques images vidéo Marie-Anne Bacquet.


Musica 2017 - Moi singe - Januibe Tejera - Hanatsu Miroir - Accroche Note - Photo: lfdd 


Le spectacle est total, prenant et les lumières de Raphaël Siefert et la scénographie de Jean-Baptiste Bellon nous transportent à travers les mers et les villes, d'un univers sauvage entourant le (les) pupitre(s) du (des) conférencier(s) jusqu'à une piste de cirque dérisoire et nostalgique. Ainsi va la vie qui tourne en rond, presque comme dans une cage sans issue...    


En prime, je vous offre, sans aucun rapport, la chanson de Régine "Kafka c'est dansant":



La Fleur du Dimanche   

1 commentaire: