dimanche 10 juillet 2016

Suis ta Destinée, Portugal, accroche-toi à la branche et arrache l'orobanche

On ne peut pas ne pas en parler, vu les circonstances et l'environnement, alors je vais vous le faire en décalé, peu importe le résultat.

En premier, de beaux lys jaunes (je vous laisse en décrypter la signification):


Lys  de jardin - Photo: lfdd


En deuxième, je pars directement sur un poème de Fernando Pessoa, grand poète d'un pays d'actualité.


Suis ta destinée

Suis ta destinée,
Arrose les plantes,
Aime les roses.
Le reste est l’ombre
D’arbres étrangers.

La réalité
Est toujours plus ou moins
Que ce que nous voulons.
Nous seuls sommes toujours
Égaux à nous-mêmes.

Vivre seul est doux,
Vivre simplement,
Toujours, est noble et grand,
Sur les autels, en ex-voto
Pour les dieux, laisse la douleur.

Regarde la vie de loin.
Ne l’interroge jamais.
Elle ne peut rien
Te dire. La réponse
Est au-delà des dieux.

Mais sereinement
Imite l’Olympe
Au fond de ton coeur.
Les dieux sont dieux
Parce qu’ils ne se pensent pas.


Suivons ses bons conseils et arrêtons-nous un moment de penser (c'est tout à fait d'actualité!).

Et pour enfoncer le clou, je vous remets quelques phrases émises par le poète - rappelez-vous, dimanche dernier, un autre poète, Yves Bonnefoi semblait nous conduire sur les mêmes chemins.

Voici donc quelques citations éparses glanées dans les livres de Fernando Pessoa:

L'essentiel c'est qu'on sache voir,
qu'on sache voir sans se mettre à penser,
qu'on sache voir lorsque l'on voit,
sans même penser lorsque l'on voit
ni voir lorsque l'on pense. 


Ah, comme les plus simples des hommes
sont malades et stupides et confus
auprès de la claire simplicité
et de la toute saine existence
des arbres et des plantes ! 


les choses n'ont pas de signification : elles ont une existence.
Les choses sont l'unique sens occulte des choses. 


Nous avons tous deux vies :
la vraie, celle que nous avons rêvée dans notre enfance, et que nous continuons à rêver, adultes, sur un fond de brouillard ;
la fausse, celle que nous vivons dans nos rapports avec les autres,
qui est la pratique, l'utile,
celle où l'on finit par nous mettre au cercueil. 


j'entends passer le vent,
et je trouve que rien que pour entendre passer le vent, il vaut la peine d'être né


Passe, oiseau, passe, et apprends-moi à passer ! 


Je vous remet une couche de lys: 


Lys  de jardin - Photo: lfdd

Et la dernière citation de Pessoa fait écho à une chanson presque introuvable sur internet...

Pourquoi faut-il qu'on ait un piano ?
Le mieux est qu'on ait des oreilles
et qu'on aime la Nature. 

La chanson s'appelle "La portugaise", je vous en livre les premières paroles:
"La Portugaise est morte
Ensablée
En renversant le sablier
Que le diable l'emporte
Elle a rendu son tablier..."

N'y voyez pas de prévisions macabres juste un peu d'humour. 

C'est une chanson d'Yvan Dautin, en voici une horrible version filmée sûrement au téléphone, mais bon elle a le mérite de montrer qu'elle existe: 




Sinon vous pouvez aussi aller sur Deezer et l'écouter, si le coeur vous en dit, ici:
http://www.deezer.com/artist/193357


Et pour continuer, je vous fais un petit parcours chez les lusitaniens - je n'ai pas dit "t'as rien"!

Ladies first et first lady, Amália Rodriguez qui nous chante "La maison sur le port"






En portugais: "Uma casa portuguesa" 

 


Puis "Les cloches de Lisbonne" chantées par Maria Candido




Puis Gloria Lasso:




Et pour finir, disons "Adieu à LisbonneaveGloria Lasso




Puis Dario Moréno

   



Je laisse la conclusion à Fernando:


"Bienheureux ceux qui ne confient leur vie à personne."

Et avant un petit Porto en apéro, je vous dois de vous mettre en garde contre l'orobanche (citée dans le titre). Méfiez-vous en c'est une plante parasite qui "pompe" l’énergie des autres plantes sur lesquelles elle s'installe. 

Bon dimanche

La Fleur du Dimanche

Aucun commentaire:

Enregistrer un commentaire